Morals and Dogma, p
et resserrée la voie qui conduit à la vie, el il y en a peu ijui la trouvent » '.
Nos lecteurs seront frappés de ce fait étrange au point d'en t^lre incroyable que, d'après les principes maçonniques, il n'y a pas de vraie morale pour la femme. Et cependant telle est la réalité. Car la Maçonnerie soutient que, hors de son k illumination », tout est ignorance morale et ténèbres; que celui qui n'a pas franchi ses portiques languit dans les chaînes de l'esclavage moral ; que c'est lors de l'initiation que sont im})lantés dans le cœur immain les premiers principes de la vraie morale. Mais il est tout aussi certain que la femme ne peut pas être Maçon. II est donc évident que la femme ne peut recevoir la lumière maçonnique, et, par là même, est incapable de connaître la vraie morale. Ou'advienl-il des Rebeccas ? Elles forment une société aiïlliée à la Maçonnerie, mais elles ne peuvent être de vrais Maçons. C'est un principe fondamental, uii « landmark v de l'Ordre, que ses membres seront des hommes exclusivement.
« Il y a quelques contrées des Etats-Unis, dit le Dr. Mackey,- où ces degrés (pour les femmes) sont en vogue, tandis que ilans il'aulres,ils ne sont jamais pratiqués et sont condamnéscomme des innovations déplacées. Le fait est que ces soi-disant degrés ont été hien mal présentés, aussi bien par leurs partisans que par leurs adversaires. Quand on dit aux femmes qu'en recevant ces degrés, elles font partie de l'Ordre et qu'elles sont instruites en Maçonnerie, qui prend alors le nom de « Maçonnerie des Dames », on les trompe tout simplement. Toute femme api)arentée à un Maître Maçon par les liens du sang a particulièrement droit à l'assistance el à la protection maçonniques. Si on lui dit cela et si l'on ajoute qu'au moyen de ces degrés androgynes, elle sera mise à même de faire valoir ses droits par une formalité, qu'on pourrait appeler une déclaration orale, mais que la possession desdits degrés ne la rapproche aucunement des prati(|ues de la Maçonnerie, si l'on agit ainsi honnêtement à son égard, dis-je, il n'y a rien de mal ; au contraire, quelque bien peut en advenir, si ces degréssont conférés à bon escient el s'ils sont conservés prudemment. Mais toute tentative d'incorporer à la Maçonnerie ces degrés et spécialement cette institution anormale (pie l'on appelle la Maçonnerie des Dames est chose fautive, imprudente et sujette à soulever l'opposition des membres instruits et prudents de la Fraternité ». Donc les femmes ne peuvent appartenir à la Maçonnerie; ils'ensuit qu'elles ne peuvent pas être morales, maçonni-