‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 151 sur 221 · Mylhol. Hindus, p · texte numérisé non relu

Mylhol. Hindus, p

Perses. Flottant sur 1 eau. il est lemblémedu monde, et représenle encore le mont Méru, séjour des dieux. Le lotus était chez les Egyptiens, le symbole dOsiris et d'Isis. Les prêtres le considéraient comme un ornement sacré, et on en couronnait la tête d'un grand nombre de divinités. L'architecture sacrée des Egyptiens le reproduisait fréquemment ; il figurait comme entablement sur les colonnes de leurs temples. C'est ainsi que Salomon l'introduisit dans l'architecture juive. On le trouve sous le nom d"« ouvrage des lis », formant une partie des ornements des deux colonnes qui étaient sous le porche du Temple ».

Nous voici, une fois encore ramenés, par des voies détournées, il est vrai, mais dune façon incontestable, aux symboles sensuels de la Secte ! La fleur de lotus, sorte de Nymphaea, la rose des Perses, le symbole du monde ou de l'univers, Osiris et Isis, la coiffure ou la couronne isiaque, 1' « ouvrage des lis » des piliers phalliques du Temple de Salomon — voilà bien, en effet, le lis maçonnique et non le lis de la chasteté chrétienne, qui, lui. n'est pas maçonnique.

Et de crainte, cher lecteur, que vous ne pensiez que nous cherchons à vous convaincre de force, permettez-nous de citer ce que dit le Dr Mackey sur cette même vertu de chasteté ; nous reproduirons la citation mot à mot, modernisant simplement l'orthographe d'un texte qui se donne pour de l'anglais du XIV* siècle.

« Chasteté. Dans le Manuscrit Halliwell des Conslilulions de la Maçonnerie^ écrites à une époque qui ne dépasse pas la fin du XIV* siècle, et prétendant être une copie des Règlements adoptés à York en 9?6, le septième article est ainsi libellé :

« Tu ne coucheras pas auprès de la femme du maître

Non plus qu'auprès de celle de ton compagnon, sous aucun pré-

[texle,

De peur que la Fraternité ne te méprise ;

Ne couche pas davantage auprès de la concubine de ton compa-

[gnon

Que lu ne voudrais qu'il le fil auprès de la tienne ' ».

« El encore, continue le Dr Mackey, dans les Constitutions connues sous le nom de Manuscrit de Matthew Cooke, écrites vers la fin du XV® siècle, le même règlement est renforcé en ces termes : « Septième article. Il ne devra pas convoiter la femme ou la fille

1. Thou shall not by Ihe niasler's irifc lie, Nor by Ihtj fellow's in no manner wise, Lesl Ihe Crafl would Ihee despise :

Nor hy Ihy fellow's concubine, .\c more thou would.-it he did by Ihine ».

LA MOtîALE MAÇONNIQUE 221

de ses maîtres, ni celle de ses compagnons, à moins que ce ne soit avec une intention de mariage ». C'est ainsi qu'au cours de toutes les anciennes Constitutions et anciens Règlements, nous trouvons ce précepte de respecter la chasteté des femmes et des filles de nos frères, précepte qui est maintenu jusqu'à nos jours, comme il est à peine nécessaire de le dire ' ».

Il est étrange que le Dr Mackey ne se soit pas aperçu combien la chasteté maçonnique est plus restreinte que ne l'est la chasteté mosaïque. Le Maçon doit respecter la chasteté des femmes et des filles des autres Maçons, — les Règlements ne vont pas au-delà ; pour observer le commandement mosaïque, il faut respecter la femme en général. Et le Christ, expliquant le précepte mosaïque, ordonne à ses disciples de respecter toutes les femmes, et même dans leurs pensées : « Vous avez entendu qu'il a été dit par les anciens: Tu ne commettras point d'adultère. Mais moi je vous dis : • Quiconque regarde une femme pour la convoiter, a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur - ».

Le Christ ne s'arrête ici ni à la femme, ni à la fille, ni à la concubine du prochain. On pourra objecter que ce manuscrit de Halliwell est apocryphe ^ et qu'il est rejeté par la science maçonnique moderne ; cela ne peut détruire notre argument. Ce n'est pas à cause de sa doctrine qu'il est rejeté, mais pour un défaut d'authenticité. Le fait que la doctrine qu'il renferme est bien la doctrine maçonnique est clairement prouvé par la citation approbatrice du Dr. Mackey. Cela suffit amplement à nos fins.

Mais le champ de la liberté sensuelle est singulièrement limité par l'étendue du précepte de chasteté mosaïque et chrétienne ; nos appétits inférieurs se révoltent contre la voie droite et étroite qu'ils ont devant eux. Plus la femme est respectée, plus notre nature sensuelle est contenue : « Plus d'espace ! Plus d'espace ! s'écrie la passion,car, lorsqu'il s'agit de principes maçonniques, la morale ne concerne que les hommes; la femme est essentiellement incapable de vraie morale — à bas les chaînes de l'ignorance et de l'erreur de la morale chrétienne et mosaïque ! — « Le Maçon ne combatpas contre ses propres instincts», dit le F.-. Pike^. « De l'espace» ! dites-vous. Que dit le Maître ? « Entrez par la porte étroite, parce que la porte large et la voie spacieuse est celle qui conduit à la perdition, et ils sont nombreux ceux qui entrent par elle. Ou'elleest étroite la porte

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