Morals and Dogma, p
2. Masonic Ritualisl, p. 244; Encyclopsedia of Freemasonry, p. 112.
228 LA MORALE MATONNIQUE
que nous que la proslilulion publique pratiquée au nom des divinités païennes faisait partie du culte religieux du paganisme, et provenait tout naturellement du culte phallique des anciens. Ceux que vénère la Maçonnerie ne tenaient pas de tels libertins pour irréligieux.
Et que faut-il penser d'une morale dans laquelle la profession d'une religion est une simple question de convenance ? d'une morale pour laquelle la religion est comme un vêtement (jue l'on prend ou laisse à volonté suivant les pays et les climats?
Un Maçon était tenu d'être un brahmaniste dans l'Inde ; un juif en Palestine ; un catholique à Rome ; il devait rejeter sa religion pour embrasser le mahomélisme à La Mecque, selon que ses affaires, sa santé, sa curiosité, son plaisir le portaient à fixer sa résidence dans l'un ou l'autre endroit. Quelle part est faite à la sincérité dans la foi d'un tel homme? Que pensez-vous de ses pratiques religieuses? Ce que le chrétien considère comme un sacrilège ne pesait guère à une semblable conscience, car tel qui, aujourd'hui, a reçu à Rome rEucharislie,pouvait fouler aux pieds le crucifix à Constantinople, le lendemain. La Maçonnerie lui a «commandé d'être delareligion du pays, ou de la nation, quelle qu'elle soit, bien que la Maçonnerie, grâce à la lumière sublime qu'elle possède, lui ait enseigné que toutes les formes de religion sont erreur, œuvre humaine, corruption de la vérité primitive ». «Tu seras indulgent pour l'erreur»', même jusqu'au point de la professer publiquement, tel était son ordre.
Nous ne poursuivrons pas ce sujet plus loin, car nous en avons assez dit pour faire voir clair dans le système maçonnique : c'est en effet de cela ({ue nous avons essayé de traiter. Nous avons exposé les principes qui devraient, selon la Maçonnerie, régler la vie morale de l'homme et de la société, tout en espérant que la vie des Maçons vaut mieux que les principes soutenus par l'Art.
Nous avons montré que l'expression «» un homme moral » comporte autant de sens qu'il en est donné dans les systèmes de morale, et qu'il n'en résulte point nécessairement (pion soit moral comme l'entend le christianisme. Nous avons l'ait voir (jue la morale maçonnique, produit de principes païens, n'est point chrétienne. Elle rejette les commilndemenls mosaïques et leur substitue les siens. Ceux-là, elle les donne comme loi de la raison naturelle, en rejetant tout ce qui est surnaturel. Nous avons examiné brièvement les commandements, leur nature, leur autorité, leur sanction. Nous aNons vainement cherché chez les siîctateurs du culte phallique, et