Murais and Duyma. p. Is
nolrerecherchedevaitforcément être vaine, les commandements mosaïques de la chasteté. Le Maçon ne fait pas la guerre à ses instincts : pourquoi la ferait-il? Dans son système, il n'y a pas de Satan, il n'y a pas d'esprits mauvais qui poussent l'homme à faire le mal ; l'enfer est un vain fantôme, qui, pareil à une vilaine ombre, s'enfuit à l'approche de la lumière maçonnique ; la véritable âme de l'homme, étincelle de la Divinité, ne peut pécher naturellement : en sorte que la faute morale réside dans le corps, et est abandonnée avec le corps, tandis que l'àme doit être absorbée dans la Divinité, dont elle est une émanation; puis, en somme, tout cela n'est qu'affaire d'opinion, car la certitude dogmatique en ces matières est hors de notre portée. Dans un pareil système, l'exemple de saint Paul, qui mortifiait sa chair pour la contraindre à la soumission, loin de mériter l'éloge, est franchement condamnable; c'est le résultat de l'ignorance.
Vraiment, avec un tel système, le Fr.'. Pike a raison quand il dit ; « Toute morale 'sic Ij caractéristique de l'homme trouve son prototype parmi les créatures d'une intelligence inférieure... et devrait ne pas exciter une émotion différente quand on la rencontre chez l'homme et quand on la rencontre chez la bète '. \'raiment l'homme « n'a ni défaut, ni vice qui n'existe chez quelque animal ; donc il n'est autre chose, par ses vices, qu'une bête d'un ordre supérieur ; et des plus nobles qualités morales, telles que la générosité, la fidélité, la magnanimité, peut-être n'en est-il qu'un petit nombre, n'en est-il même aucune qui n'appartienne, et au même degré, à quelque animal ». Le Fr.-. Pike lui-même ne saurait trouver de ditïérence entre la moralité de l'homme et celle de la bête, et, comme nous l'avons vu, il -cherche la distinction entre l'homme et la bête dans une étincelle de la Divinité, théorie aussi absurde aux yeux de la raison qu'elle est contraire à la révélation chrétienne.
La voilà donc, cette Maçonnerie qui, à ce que dit le Fr.*. Pike, « a pour devoir de développer l'esprit de la jeunesse. Grâce au sensualisme de nos théâtres, à une presse qui recherche la sensation ; grâce au relâchement des mœurs publiques; grâce au dédain pour le mariage, grâce à la propagande publique en faveur de la limitation de la postérité par des moyens que réprouve la morale chrétienne ; grâce à l'Eugénisme, qui, acceptable dans un certain sens et avec toutes les précautions morales dont l'éthique chrétienne l'entoure, mais qui sous des plumes non chrétiennes, n'est qu'un terme poli pour désigner un vice qui n'a rien de chrétien; grâce à