Encyclopjadia of Freemasonry, p
Maçonnerie se dislingue de toutes les autres associations humaines, et dit avec fierté : « Nos portes sont ouvertes toutes grandes à tous les hommes de bien et de bonne foi. mais nous ne demandons à personne d'entrer ».
Le F.-. Mackey n'ignore certes pas l'existence du prosélytisme maçonnique, ou, pour parler comme lui, non-maçonnique, et ces paroles en sont une condamnation sévère.
«< C'est, dit-il, un usage établi dans l'Ordre (de se présenter sans être influencé par les sollicitations de ses amis) ; rien ne saurait donc être plus pénible à un vrai Maçon que de voir cet usage violé par déjeunes Frères étourdis. Or, on ne peut nier qu'il ne le soit souvent ; et cette violation est le résultat d'influences néfastes exercées, sans même qu'on s'en doute, sur la Maçonnerie, par nombre de sociétés similaires auxquelles le temps présent, comme le passé, a donné naissance, et qui n'ont d'autre ressemblance avec la Maçonnerie que d'avoir certaines cérémonies secrètes d'initialion. Il en résulte que quelques-uns viennent parmi nous imbus des principes et accoutumés aux usages de ces sociétés récentes oùles sollicitations persévérantes des candidats sont considérées comme une pratique légitime et même digne d'éloge ; ils apportent avec eux cette notion préconçue, et considèrent comme leur devoir d'exercer toute leur influence pour persuader à leurs amis de devenir membres de l'Art. Ceux qui méconnaissent à ce point la vraie politique de notre insti'Mtion, devraient apprendre de leurs Frères plus âgés et plus expérimentés qu'il est tout à fait contraire à nos lois et à nos principes de demander à qui que ce soit de se faire Maçon ou d'exercer aucune sorte d'influence sur l'esprit des autres, excepté celle qui résulte d'une vie vraiment maçonnique et de la mise en pratique exemplaire des principes par lesquels on peut être amené à demander son admission dans nos Loges. Ce n'est pas nous qui devons chercher, on doit nous chercher' ».
De telles tendances sont en tout point contraires à l'esprit de bienfaisance, pris dans son sens le plus large. La bienfaisance veut se répandre ; elle se met à la recherche de la pauvreté et de la misère. Elle ne se croise pas les bras dans une sublime contemplation d'elle-même. en disant : « Si les méchants et les ignorants ont besoin d'aide et de lumière, qu'ils viennent me chercher ; qu'ils frappent en suppliant à ma porte, et implorent mon aide! « Il n'est personne, hors la Maçonnerie, qui appelle cela le véritable esprit de bienfaisance, surtout lorsfju'il s'agit d'un corps qui a la