Encijclopxdia of Freemasonry, p. il
« du bien a les autres pour but, nous l'appelons bienveillance ou « bienfaisance. La bienfaisance embrasse tous les êtres capables de « jouir d'une part du bien; ainsi la bienfaisance devient universelle, « si elle se manifeste par un plaisir ressenti à la vue de la part de « bien dont jouit toute créature, dans la disposition d'augmenter « cette part, dans un sentiment de malaise à la vue de la souffrance « et dans l'horreur de la cruauté, de quelque prétexte qu'elle se « déguise ».
« Cet esprit, continue le Dr. Mackey, doit remplir le cœur de tous les Maçons à qui on a appris à considérer l'humanité comme formée par le Grand Architecte de l'Univers pour l'assistance, l'instruction et le soutien mutuels de ses membres ».
Par ces derniers mots, le Dr. Mackey complète la déflnition de Cogan. La vraie bienfaisance, le véritable amour ne consiste pas, comme nous l'avons dit, dans une simple sentimentalité, mais dans la ditTusion réelle des bienfaits, dans la mutuelle instruction, la mutuelle assistance et le mutuel support de tous ceux qui sont capables de recevoir le bien que nous pouvons leur faire. L'esprit de la Maçonnerie est-il celui d'une telle bienfaisance ? Lisez et jugez.
« Au point de vue du prosélytisme, dit le Dr. Mackey ', la Franc- Maçonnerie ressemble plus à la foi exclusive de Brahma qu'à la foi accueillante de Moïse, de Bouddha, du Christ ou de Mahomet.
« A parler clair, continue-t-il, la Franc-Maçonnerie est rigoureusement opposée à tout prosélytisme. Quoique ses membres, chaque fois qu'une occasion favorable se présente, n'hésitent pas à défendre l'Institution contre les attaques de. ses ennemis, ils ne cherchent jamais, en faisant à dessein l'éloge de ses vertus, à lui gagner de nouveaux amis ou à accroître le nombre de ses disciples.
« Bien au contraire, continue-t-il, elle se vante, comme d'un mérite qui lui appartient en propre, d'être une Institution ouverte aux volontés libres Non seulement elle défend à ses membres tout effort en vue de recruter des initiés, mais, chaque fois que des candidats se présentent pour être admis à ses rites sacrés, elle leur demande, dès le premier pas, de déclarer sérieusement quils se présentent d'eux-mêmes et librement sans avoir été influencés par les instances importunes de leurs amis »•
« Ainsi cet esprit d'anti-prosélytisme inculqué à tousles Maçons, dès le début de leur initiation, quoiqu'il ne soit pas un «landmark», revêt le caractère sacré d'une loi de ce genre, et par là, la Franc-