Encyclopaedia, p
2. <> Je ai «'lé l)ien informé par ceux (pii se sont rotirés des assenihlôps
de Franrs-Maeons que leur pnncipal niolif lui de fuir les dangers d'inimoralilé «pii présidaient à de telles assenddées. Sans accuser rinsliUition d'avoir l'imnioralilé coinnie olijet. ils m'assurèrent (ju'une tenue de Loge avait presque toujours pour consefjuenres l'intempérance, les conversations obscènes, les chants inconvenants, |)our ne rien dire des autres vices, et (|ue. dans certaines occasions, on pratiijuait des cérémonies (juc la simple décence ne pouvait tolérer. Outre ces raisons d'ordri' général. J'ai souvent entendu dire que les assemblées les plus inccmvenatdes de toutes ét.iienl celles (jui se tenaient dans les petits villages de |)rovincc ou dans les tavernes retirées. Elles ne sont en général <|ue (\o<' rendez-vous de rinlempéraiice et des vices qu elle engendre ». Lettre de Mgr .lohn Carroll à Michael McLlhiney. 7 janvier i~'M dans : Herhcrches liislorifiucs, calholii/ues américaines de(imniN iGrifl'in's American Catholic llislorical Ilcscarcbcs; , nouvelle série, vol. l\ , N" 1 , pp. 55-56.
désigna parle nom de la taverne où elles tenaient leurs assemblées. Dans la seconde édition du même ouvrage, publiée en 1738, nous trouvons une liste de cent six loges désignées parfois, ce qui est assez étrange, comme il suit : Loge N° 6 at the Bummer Tavern, dans Queen's Street ; N° 84, at the Black Dog (au Chien noir) dans Castle Street; ou N" 98 at the Bacchus Tavern, dans Little Bush Lane. En lisant de tels noms et de telles localités, nous ne pourrons nous étonner de voir appréciés à leur juste valeur « les trois petits verres de punch» dont parle avec tant d'attendrissement le Dr. Oliver dans son Book of the Lodge (Livre de la Loge), ni de ce qu'il trouve naturel « qu'il y ait eu plusieurs frères qui témoignèrent quelque désir inquiet de voir augmenter cette ration ».
En 1717, le corps des Francs-Maçons, si toutefois nous pouvons honorer de ce nom leur nombre encore si restreint, était formé d'Apprentis, c'est-à-dire de simples novices en Maçonnerie.
« L'ensemble de la Fraternité, nous dit le Dr. Mackey •, étant alors composé d'Apprentis, ceux-ci exerçaient une grande influence sur la législation de l'Ordre. Quoiqu'ils ne pussent représenter leur Loge dans les Assemblées trimestrielles de la Grande Loge — fonction qui ne pouvait être remplie que par un Maître ou par un Compagnon — il leur était toujours permis d'être présents à la grande fête, et aucun Règlement Général ne devait être changé ou abrogé sans leur consentement. Ils avaient, naturellement, le rôle le plus important dans toutes les affaires de leurs Loges respectives, car le nombre des Maîtres et des Compagnons, dans chaque Loge, était restreint, vu la difficulté et les obstacles qu'on éprouvait à obtenir ces degrés, ce qui ne se pouvait faire qu'à une Assemblée trimestrielle d'une Grande Loge.
« Mais aussitôt que les Loges subordonnées furent investies du pouvoir de conférer tous les grades, le nombre et l'influence des Maîtres ne tarda pas à augmenter. Et aujourd'hui, la plus grande partie de la Fraternité étant formée de Maîtres Maçons, la législation de l'Ordre est exclusivement entre leurs mains, et les Apprentis comme les Compagnons sont tombés dans l'obscurité, leurs grades étant considérés uniquement comme une préparation à la grande initiation, qui est celle du degré de Maître ».
Ce que le Dr. MacUey pose ici comme un fait, à savoir que, dans la soi-disant résurrection, il y avait déjà des Maîtres et des Compagnons, il veut bien nous informer ailleurs^ que cela même est dépourvu d'évidence historique.