‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 202 sur 221 · Encyclopœdia of Freemasonry, p · texte numérisé non relu

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286 LA MAÇONNEtilE AMÉRICAINE -NE FAIT-ELLE

mais la simplicité et portant dans leurs diverses cérémonies d'institution récente leur amour du clinquant, ont fait disparaître les symboles les plus beaux et les plus impressionnants de notre Institution ' ». Elncore, parlant des aporrhéla ou secrets de l'Ordre^, il nous apprend que « les Maçons européens sont beaucoup plus larges dans leurs idées sur l'obligation du secret que les Anglais ou les Américains. 11 y a, en elTet, peu de choses qu'un écrivain maçonnique en France ou en Allemagne se refuse à discuter avec la plus entière liberté. Maintenant, on commence à admettre partout, et les écrivains anglais et américains agissent conformément à cette idée, qu'en réalité, les seuls aporrhèta de la Franc-Maçonnerie sont les signes de reconnaissance et les cérémonies particulières et distinctives de l'Ordre ».

En conséquence, notre auteur, sous le titre Continental Lodges, se hàle de nous apprendre que cette expression désigne uniquement une simple divergence d'usages. « Cette expression {Loges continentales est employée dans tout cet ouvrage, comme elle l'est couramment par les écrivains anglais, pour désigner les Loges du continent européen qui conservent nombre d'usages, ou abandonnés ou jamais observés par les Loges d'Angleterre, d'Irlande et d'Ecosse tout comme par celles des Etats-Unis d'Amérique. Le mot « Maçonnerie continentale » est employé dans le même sens ».

Il n'est donc pas étonnant que, dans leurs expositions de la Franc- Maçonnerie, les écrivains maçonniques citent indilïeremment des auteurs de tout rite et de toute nationalité; c'est le même système différemment habillé, comme le dit le Dr. Mackey,^ mais les vêtements dont il est habillé ne tiennent pas plus à son essence que nos habits à notre personne.

« Les expositions qui sont en grand nondjre en français, en allemand et dans les autres langues du continent, dit-il,'* ne sont pas des attaques dirigées contre la Franc-Maçonnerie, elles sont souvent écrites par l'autorité et pour l'usage de la Fraternité. La pratique de la Maçonnerie continentale permet une liberté de publication qui serait à grand'peine tolérée par la Fraternité anglaise ou américaine ».

Il est donc naturel de trouver dans le symbolisme de la Loge, la leçon tant et tant de fois répétée de cette unité mondiale ; et, sous la ditîérence des symboles, la leçon qui s'en dégage reste toujours la même.

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