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qu'un avec la maçonnerie européenne ? 28?
« Dans les «Lectures» du Rite d'York, écrit le Docteur Mackey', le baldaquin environné de nuages est présenté comme le dessus de la Loge, nous enseignant, comme le dit Krause, « que la Loge primitive n'est pas retirée dans une construction close, mais qu'elle est pour tout le monde et qu'elle touche au ciel. Cela nous enseigne en particulier qu'en tout pays, sous la voûte des deux, la Francmaçonnerie a sa place. Gadike, de son côté, dit: «Tout Franc-maçon sait que, par le baldaquin environné de nuages, nous représentons le ciel, et qu'ainsi nous lui apprenons combien est vaste notre sphère d'utilité. Il n'y a aucune partie habitée de la terre où notre labeur ne puisse se faire jour, de même qu'aucune partie du globe n'est sans son baldaquin de nuages». « Donc, continue le Dr. Mackey, l'interprétation donnée par les Allemands, d'après laquelle le symbole exprime l'universalité de la Franc-Maçonnerie, n'est pas précisément d'accord avec les systèmes, anglais ou américain, d'après lesquels cette universalité est symbolisée par la forme et l'étendue de la Loge ».
« L'étendue dune Loge maçonnique, continue-t-il'^ mesure, diton, en hauteur la distance qui sépare la terre du plus haut des cieux ; en profondeur, celle qui va de la surface au centre, et en largeur, celle qui est entre l'est et l'ouest. Cette façon de s'exprimer est symbolique ; elle a pour objet de nous apprendre quelles sont les limites de la Maçonnerie, dont l'étendue est aussi vaste que la charité maçonnique ».
C'est pourquoi, parlant du « Globe », il nous dit que, « pour le second degré, on a adopté comme symboles de Vextension universelle de l Ordre, le globe céleste et le globe terrestre, qui rappellent en même temps les droits universels de l'amour fraternel». D'après lui, tout l'attirail varié enseigne la même leçon : « Ainsi les outils propres à chacun des grades exhortent le Maçon, s'il est apprenti, à préparer son esprit à recevoir les grandes vérités qui lui seront révélées plus tard; s'il est compagnon, à savoir app"écier leur importance et à en faire l'usage qui leur convient ; s'il est maître, à enornerla beauté par la pratique de l'amour fraternel et de la bonté, ciment qui unit tous lesMaçons dans une Fraternité commune*». « Le ciment dont on se sert dans la Maçonnerie operative pour joindre les dillerentes parties d'une construction en un tout solide et durable, dit-il, est emprunté par la Maçonnerie spéculative [la Franc-Maçonnerie) comme symbole, pour indiquer cet amour fraternel qui