‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 27 sur 221 · I. .Mnrnl.f and lioijnui, j). '21S · texte numérisé non relu

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DANS LA FRANC-MAÇONNERÏE AMERICAINE Oo

à ses témoins, en les montrant du doigt avec orgueil. Ne voyez-vous pas la croix? Ne voyez-vous pas la couronne? Ne voyez-vous pas leur union? Ne savez-voLis pas cpie « celui qui porte la croix portera la couronne?» Mais est-ce là le sens macjonnique ? Ah I voilà qui est tout autre chose.

C'est ainsi que la Maçonnerie est à même dincuhjuer plus d'une leçon pleine de beauté et d'attrait, qui, précisément parce qu'elles sont « inculquées », ne sont pas vraiment maçonniques, caries vérités maçonniques ne sont qu' « énoncées »,et on n'y fait qu'une allusion qui peut être obscure ». Elle réussit de celte façon à s'attirer les sympathies et l'appui des profanes ignorants qui croiront en toute simplicité que les symboles n'ont d'autre importance que celle que le reste de l'humanité leur attribue. Elle aveugle par ce moyen les membres des grades inférieurs en paiaissanl expliquer ce qu'elle n'explique point ; et, en les familiarisant avec des symboles dont ils ne peuvent soupçonner l'étendue, elle les prépare à une luanifestalion ultérieure, si elle la juge prudente, on elle les laisse dans une douce ignorance, si elle croit que ses cancUdals ne i)Ourraient supporter la plénitude de la lumière. Maintenant, si à l'incertain qui s'attache naturellement aux s}mboles et à l'allégorie, vous ajoutez celui qui provient d'une simple convention humaine — du commun accord des })arliesqui instituent le symboh» — vous vous rendrez compte sur le champ du nond>re intiniment accru des significations que peut contenir le symbole, en même temps que de la difficulté que ceux qui ne sont pas instruits peuvent avoir à en pénétrer le véritable sens.

Mais il est probable que nous parviendrons mieux à vous faire saisir cette idée en citant le Dr. Mackey, qui est évidemment plus versé que nous dans ce sujet.

« D'après Porphyre, dit-il, la ditïérence qui existait entre l'écriture hiéroglyphique et l'écriture symbolique des Egyptiens, consistait en ce que la première exprimait le sens par une imitation de la chose représentée: la fumée, par exemple, indiquaillefeu ; Inndis que la seconde présentait une allégorie du sujet par une énigme : un faucon représentait généralement le soleil, une mouche exprimait l'impudence. La première de ces méthodes était à la portée de tous ceux qui voulaient l'apprendre ; l'autre était réservée aux prêtres dans le but de servir à l'instruction mystique ; et elle était, comme je l'ai déjà dit, communiquée aux seuls initiés* ». Les preuves abondent pour démontrer combien le système énigmatique, rendait tonte découverte difficile aux non-initiés et combien il voihut

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