Morals and Dogma, p
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qu'elle serait en même temps, pour lui. un lissu tlerreurs ? Mais nous vous entendons enfin.
Selon vous, une religion est l'œuvre des hommes. C'est un amas de corruptions et d'erreurs religieuses surajoutées aux vérités fondamentales quelles modifient ; ces corruptions, dilTérentes quant à la forme, s'adaptent « aux us et coutumes et aux préjugés de certains pays », et sont « déterminées par les lois [civiles], par le temps et par le climat », et « s'appellent le Brahmanisme, le Judaïsme, le Mahométisme, le Catholicisme, le F^rolestanlisme. Voilà des religions. Voilà des croyances religieuses. Mais la Maçonnerie, qui ne contient pas de corruptions surajoutées, la Maçonnerie, sur laquelle les hommes n'ont rien superposé, la Maçonnerie, n'est ni une religion, ni une croyance religieuse. Elle est certainement religieuse, car elle contient les vérités religieuses fondamentales dans toute leur pureté et leur intégrité ; mais elle peut, en toute sécurité, proclamer audacieusement qu" « elle n'est pas une religion, » puisqu'elle ne s'identifie avec les corruptions d'aucune.
Mais n'allons pas plus avant, pour le moment, dans l'examen de cette théorie : heureux que nos lecteurs soient maintenant plus à même de juger quelle sorte de Catholique, de Mélhodisle,de Juif ou de Brahmaniste,doit être celuiquiadmetque la forme caractéristique de sa religion, en tant que religion particulière, n'est qu'un tissu d'erreurs superposées à la révélation primitive par les machinations des hommes. Hàtons-nous de retourner à la Leçon de l'.Xpprenti enrôlé, après avoir appris, par une expérience instructive, comment la Maçonnerie, au moment même où elle feint de protester qu'elle ne s'occupe pas de questions religieuses, affirme, dans les termes les plus forts, qu'elle le fait. « La Maçonnerie enseigne et a conservé dans toute leur pureté les principes fondamentaux de la vieille foi primitive, qui sont les bases sur lesquelles s'appuie toute religion ». D'oîi il appert que la Franc-Maçonnerie n'est pas une simple institution sociale ou charitable, mais qu'elle est une science, une philosophie, un système de morale — et on nous invite à la révérer commr enseignant seule la vérité religieuse, sans déformation. Continuons donc notre citation du Masonic Rilualisl. Nous sommes préparés au « Choc de l'Entrée ».
« Dans la science symbolique de la Macoimerie, écrit le Dr. Mackey,la Loge est souvent représentée comme un symbole de vie. En pareil cas, le travail de la Loge devient le symbole du travail de la vie avec ses devoirs, ses épreuves et ses tentations ; et le Maçon est le type de l'ouvrier et de l'acteur dans celle vie. La Loge est donc, au moment où paraît l'Apprenti enrôlé, un symbole du
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monde, et l'iniliation est l'emblème de la nouvelle vie dans laquelle le candidat est sur le point de s'engager' ».
Donc, dans le symbolisme maçonnique, la Loge représente la vie humaine — la véritable vie humaine — le modèle de vie humaine que l'humanité devrait vivre. Ce n'est pas la vie que l'on mène hors de son enceinte, et qu'elle appelle la vie « du monde profane », mais la vie qu'elle lui enseignera — la vie maçonnique — . D'après cette idée, il s'ensuit que le travail de la Loge n'est qu'un terme figuré pour signifier le travail de la vie maçonnique, l'œuvre de la vie des Maçons suivant les princijies maçonniques. Par conséquent, l'initiation, ou l'entrée dans une Loge, est l'entrée du candidat dans la vie maçonnique, l'accfuisition de principes maçonniques pour guider sa vie — et telle est, dil notre auteur, la nouvelle vie dans laquelle il est sur le point d'entrer. Ceci une l'ois compris, continuons.
-< Le voilà debout, en dehors de nos porli(|ues, dit la Leçon, sur le seuil de cette nouvelle vie maçonnique, dans l'obscurité, l'infirmité et l'ignorance. Après s'être égaré parmi les erreurs et s'être plongé dans les corruptions du monde profane du dehors, il vient frapper à nos portes, à la recherche de la nouvelle naissance et demandant qu'on enlève le voile qui cache la vérité divine à ses yeux de non-initié- ».
Arrêtons-nous ici pour reprendre haleine et pour demander : « iNIais, cher Docteur, ou plutôt, ô Maçonnerie, car c'est la Leçon ofilcielle (jui parle ici, où nous conduis-lu avec tant de précipitation? De quelle obscurité parles- tu? De quelle infirmité? De quelle ignorance? Dans quelles erreurs nous feommes-nous égarés? Dans ([uelles corruptions nous sommes-nous plongés? Nous ne sommes pas venus ici à la recherche d'une nouvelle naissance, mais pour nous joindre à une catégorie de compagnons sociables, pour nous avancer dans les affaires, pour servir nos aspirations politiques, pour assurer l'existence à nos femmes et à nos enfants, si la mort venait tout à coup nous surprendre, pour avoir des amis dans le besoin, si le malheur fondait sur nous inopinément. Voilà quels étaient nos motifs et quels étaient les avantages qu'on nous proposait. Nous ne sommes pas à la recherche d'une nouvelle naissance, et nous sommes encore moins en quête de la vérité divine, lorsque nous dirigeons ici nos pas. Nous sommes catholiques. Notre religion nous vient de l'Eglise instituée par Jésus-Christ; de celte Eglise qui peut faire remonter sa lignée ininterrompue jusqu'aux