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temps les plus reculés ; de celle qui ret.ul A('< divines Irvres du Christ le message du salut, nous acceptons et révérons à notre tour, la vérité ».
Voilà comment devra parler un Catholique consciencieux ; voilà également ce que devra dire, daccoril avec sa foi. en termes analogues, quiconque adhère sincèrement à une forme de religion quelle qu'elle soit. Si tous avaient été, comme nous, instruits par le F.*. Pike ; s'ils avaient accepté la théorie maçonnique, que loule><. les formes de religion, toutes sans exception, sont les œuvres des hommes seuls; qu'en tant que distinctes les unes des autres elles ne sont rien quun tissu d'erreurs surajoutées à la vérité religieuse primitive et pure ; s'ils savaient quo seule la Maçonnerie a conservé intact ce précieux dépôt, ils ne recevraient pas un « choc ». Ils seraient arrivés les yeux ouverts. Mais combien pensez-vous, cher lecteur, qu'il y en ait pour qui les choses soient telles? Il n'est pas étonnant que l'entrée soit appelée un « choc ». Avant de rechercher consciencieusement la vérité divine dans la Maçonnerie, il faut rigoureusement examiner sur quoi repose son droit à s'en déclarer la dépositaire et la seule dépositaire. De qui la Maçonnerie a-t-elle reçu un tel dépôt? Quand? Où? Comment la Maçonnerie prouvera-t-elle que ce dépôt confié à sa tradition orale qui, étant exposée à « la trahison de la mémoire, à la faiblesse du jugement et à la fertilité de l'imagination », porte les hommes < à oublier, à diminuer, à augmenter » ce qui lui est confié ; comment la Maçonnerie prouvera-t-elle que ce dépôt n'a subi aucun changement ? La Maçonnerie n'est-elle pas l'œuvre des hommes? Quelles sont ses lettres de créance divines? Combien nombreuses sont les graves et tout importantes questions à régler au préalable, non seulement par tout adepte consciencieux d'une des formes reconnues de la religion, mais par tout homme sincère, aussi indilîérent cpic possible en matière religieuse qu'il puisse être, avant que daccepler cette nouvelle naissance : avant que de recevoir de la Maçouneri»' sa soi-disant vérité divine ! Mais retournons a notre Leçon :
" Fit ici,continue-t-il,de même cpi'à Mo'ise, prèsdu Buisson ardent, le conseil solennel est donné : « Enlève la chaussure de tes pieds, car la terre sur latpielle tu marches est sacrée ; » et les préparatifs du cérémonial l'entourent, tous ayant un caractère significatif lui indi(juanl cpie quehpie grand chaniii^ement va s'opérer dans sa condition intellectuelle et morale. Il commence déjà à découvrir [nous remercions l'auteur de sa franchise que le but de la Maçonnerie est de l'introduire dans des conceptions nouvelles de la vie et de ses devoirs. Il va, en eiTet, commencer à apprendre de nouvelles leçons dans une nouvelle école. Il va y avoir pour lui, non seule-
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menl un changement pour l'avenir, mais encore la mort du passé ; car l'initialion est, pour ainsi dire, une mort au monde et une résurrection à une vie nouvelle ».
Evidemment, ^si la Maçonnerie est ce qu'elle déclare être, sa Log'e est une terre sacrée. Mais la Maçonnerie est-elle ce qu'elle dit être ? Voilà la question des questions, et celle que doit étudier sérieusement et consciencieusement tout homme qui a quelque souci de sou Ame, avant de consentir à « la mort complète du passé » pour pouvoir participer au grand changement intellectuel et moral promis par la Maçonnerie. En vérité, si la Maçonnerie seule propose à notre race une religion pure el sans tache ; si toute forme de religion définie n'est qu'erreur et corruption d'une foi primitive ; si tout ce qui a été ajouté à ce que la Maçonnerie expose comme étant la vérité religieuse fondamenlale, est l'œuvre des hommes, que l'on fait passer pour œuvre divine aux yeux d'une génération crédule, nous comprendrons facilement cette exiinction et cette mort. Si ? Mais quel redoutable sil Et si la Maçoimerie est ce ({u'elle se définit elle-même; « un système de morale », cette extinction totale, cette mort regardera-t-elle aussi ma nature morale ? La Maçonnerie doit m'introduire « dans des conceptions nouvelles de la vie et de ses devoirs » ; on doit me présenter ses leçons « dans une nouvelle école » ; il faut qu'il y ail « mort au monde », et le monde, en langue maçonni([ue, est tout ce qui n'est pas la Maçonnerie. Rien d'étonnant à ce que le candidat, pour peu qu'il se rende compte de ce que l'on exige de lui, reçoive un « choc ».
'( Il commence à découvrir » dit le Ritualist. Donc il ne savait rien auparavant. Donc, ignorant la d-emande qu'on allait lui faire, il jura solennellement qu'il ne révélerait jamais ce qui allait lui être manifesté, et qu'il « se conformerait avec empressement aux anciens us et coutumes de la fraternité » '.
Voilà pourquoi la honte, le respect humain, et ce qu'il considère comme l'honneur de sa parole l'empêcheront de se retirer, même si sa conscience le lui commandait.
« Tout candidat, devra faire avantjsa l'éception, dit notre auteur, les déclarations suivantes au Senior Deacon (Premier Diacre) en présence des Stewards (Intendants) dans une chambre contiguë à la Loge :
« — Déclarez-vous, sincèrement, sur votre honneur que, sans y avoir été porté par des sollicitations intempestivesde vos amis et sans avoir été influencé par des motifs mercenaires, vous vous posez