Num. \ I. ■A>-2G
sailli Paul, aux Hébreux, chap. MI. dans lequel l'apùlre parle du sacerdoce éternel du Christ. Ces paroles, dit le Bitualisl. sont « lues comme explication de la charo:e sacerdotale ». Le passage en question est entièrenienl mutilé, on y a omis toute mention du Christ.
Le Grand-Prèlre, dit encore le Hitualisl. est au-dessus de tous dans un Chapitre de Maçons Boi/al Arch : le roi lui-même est son subordonné. >< Il l'eprésente Joshua ou Jeshua, fils de Josedech, qui était Grand-Prêtre dos Juifs lors ilu retour de la captivité de Babyloiie. Il siège à l'Orient et est revêtu du costume sacerdotal de l'ancien Grand-Prêtre chez les Juifs. Il porte une robe de lin l)leu, pourpre, écarlate et blanc; il a pour ornement une plaque sur la poitrine, et il est coiffé d'une mi Ire sur laquelle on lit cette inscription: « Saint est le Seigneur ». Le bijou ou insigne du grand prêtre est une mitre »'. Son installation se termine parson introduction dans le Saint des Saints. >< Vous allez maintenant prendre place dans le Saint des Saints, dit le Grand-Prêtre et faire l'installation des olïîciers qui vous sont subordonnés - ». « Puis le Grand-Prêtre est introduit dans le Saint des Saints' ».
Voici donc ce qu'est le haut sacerdoce en .Maijonnerie. On choisit, selon l'idée maçonnique, un homme faisant partie d'une élite recrutée dans la foule des travailleurs maçonniques ; on lui confère, en le sacrant, la sainte mission d'enseigner les glorieuses vérités de la Maçonnerie ; il est le représentant des grands-prêtres de l'antiquité ; il revêt les habits sacerdotaux et porte la mitre sacerdotale ; il siège dans le Saint des Saints : c'est à lui que s'appliquent les paroles de l'Apôtre relatives au sacerdoce du Christ. Les grands prêtres forment un corps suprême dans les affaires de la Maçonnerie américaine. Peut-être aussi qu'en considérant que Joshua et Jésus sont en hébreu un seul et même mot, nos lecteurs seront entraînés dans un autre cours d'idées.
4° Le Culte.
Vn sacerdoce sans culte serait une anomalie. La Maçonnerie aura donc son culte. Nous avons déjà parlé de son culte public en nous occupant du chapelain de la Loge ; mais il est un autre culte, secret celui-ci, qui se pratique sous le couvert des Loges ; son existence est bien établie par le Ritualist, mais on n'a pas le droit d'imprimer quelle en est la nature. Cela ne pou riait sans doute édifier ([ue des yeux maçonniques.
1 Masonic Ritualist, pp. 343, 344.