Encyclupœdia. |i. CmO
'î. Ibid., |j. 276.
et 2" la croyance à la vie éleriielle pour laquelle cette vie présente n'est qu'une préparation et une épreuve. L'assentiment au premier de ces articles est explicitement exigé aussitôt que l'on i'ranchit le seuil de la Loge. Le second est enseigné d'une façon expressive par les légendes et parles symboles, et tout maçon doit y adhérer implicitement, surtout celui qui a reçu le troisième grade, tout entier fondé sur la résurrection à une seconde vie ».
Nous pourrions facilement prouver que le Credo maçonnique est infiniment plus développé ; eu ell'el, comment enseigner la Vérité Divine — la vérité de Dieu et de l'àme humaine — la nature et l'essence de l'un et de l'autre, si la simple croyance en Dieu est tout ce qui est requis des disciples de la Maçonnerie? La nature et l'essence de l'un et de l'autre embrassent beaucoup, beaucoup de choses. Nous nous contentons cependant d'indiquer ce fait, car il nous suffit d'avoir prouvé que la .Maçonnerie a son propre Credo.
9» La Morale.
Ceci est l'un des premiers objets des >< nouvelles leçons que donne la nouvelle école de la Maçonnerie. La Maçonnerie se définit ellemême « un système de morale ». Ce système est certainement distinctif de la Maçonnerie, puisqu'il fait partie de son essence même. La lumière maçonnique est exigée pour le connaître ; l'aide maçonnique est indispensable pour le vivre : il constitue en somme la « vie maçonnique ». Cette morale est de fait si spéciale, qu'on ne peut en trouver les éléments hors de l'enceinte de la Maçonnerie.
« Nous le voyons ilecandidat acquérir à son initiation les premiers éléments de morale » dit notre Ritualist, p. 338. Il est évident que, s'il acquiert au moment de son initiation les premiers éléments de la morale, c'est qu'il ne la possédait pas encore. La morale de la Maçonnerie lui est donc particulière. Mais de ceci, nous reparlerons dans un chapitre spécial.
lO» La Théorie de lAme humaine et les Rapports de l'Ame avec la Divinité, tout ensemble avec
11" Le Dieu spécial de la Maçonnerie.
Ces deux points nous sont clairement démontrés dans les phrases qui nous sont déjà familières, oi^i la Maçonnerie expose qu'elle a pour but de communiquer la Vérité Divine en ce qui concerne la nature de l'àme et l'essence de Dieu. Tous ceux qui sont hors de son sein sont dans les ténèbres ; elle seule possède la lumière ; son candidat supplie pour « qu'on tire le voile qui cache la Vérité divine à sa vue de non initié ». Cette « illumination mentale », celte
70 LA 1 ranc-ma<.;onm:rie ami^.ricaine est-elle une religion ?
« lumière spirituelle » est « la première requête du nouveau candidat ». Gomment connaître ce qui vous est tenu caché? Pourquoi tant implorer pour posséder une chose qu'on a déjà ? Pourquoi entrer dans la Ma(;omierie, si elle a pour objet de nous apprendre ce que nous savons? Tout ceci s'éclaircira, sil est possible, à mesure que nous avancerons dans notre Etude.
Le Dieu de la Maronnerie n'est donc pas le Dieu ([uc nous révérons, adorons et aimons, car Celui-là, nous le connaissons sans avoir recours à la Maçonnerie ; notre âme n'est pas ce que nous croyons qu'elle est, selon la Maronnerie, mais autre chose que, seule, la Maçonnerie peut nous révéler. Voilà ce dont il s'agit. Elle allirme donc tout simplement ce que nous disions : qu'elle a sa théorie particulière sur l'àme humaine, sur Dieu, et nécessairement sa théorie sur les rapports entre l'âme et Dieu.
Nous n'avons pas épuisé, dans cette enumeration, les caractères religieux de la Maçonnerie. Nous aurions pu parler de ses invocations, de ses bénédictions, de son baptême', de la communion de ses membres, de ses hymnes, de ses purifications, des crosses dont on fait usage dans les hauts grades, etc. ; mais nous n'avons pas besoin de plus amples développements pour prouver un l'ail aussi évident. Appelez tout cet ensemble, si vous le voulez, une religion travestie, considérez-le comme une caricature ridicule de la religion — nous n'avons rien à voir dans la sincérité ou la fausseté des protestations de la ]\Iaçonnerie.Nous avons montré qu'elle a ses autels, ses temples, ses prêtres, son culte, son rituel, ses cérémonies, ses fêtes, ses consécrations et ses onctions, son credo, sa morale, sa théorie sur l'àme humaine et ses rapports avec la divinité, son propre Dieu. Toutes ces choses constituent certainement une religion, une religion fausse à la vérité, mais une religion.
1. Au sujet (iun « Baptême >■ inaronniciue adiiiiiiistré l'ocemmcnt à Now- YtM'k City ; voir la Catholic Forlnitj/illi/ Review, vol. XV, n» 7.