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'2. Symholium of Frvcmasnnrii. p. 'J(iS.
président. Le F.-. Samuel W. Holiday fit écho à ce senliment eu insislaul sur ce fait qu'après quarante ans passés dans la Maçonnerie, il était autorisé à alïirmer que celui qui était un bon Maçon était à la fois un bon patriote, un bon fils, un bon mari, un bon voisin, un bon ami; et il ajouta : « Si vous connaissiez un mot qui réunît en soi un plus grand nombre des vertus cardinales qui devraient faire l'ornement de notre pauvre humanité, je voudrais entendre son nom. Souvenez-vous qu'ici nous n'avons ni églises, ni sectes discordantes. Nos principes sont très simples : l'honnêteté, la sincérité, l'affabilité, la vérité, la tempérance, le dévouement au pays et à la vérité. Rien de moins ; rien de plus. Souvenez-vous que, si vous pouvez trouver une meilleure religion pour nous conduire sur le chemin de la gloire, je vous prie de me la révéler, car elle m'est complètement inconnue ' ».
Il est donc inutile, comme nous l'avons démontré, que le Dr. Mackey affirme que la Maçonnerie ne se substitue pas au Christianisme. Nous admettons qu'elle ne s'y substitue pas d'une manière parfaite, car elle refuse naturellement de représenter le Christianisme en ce qu'elle considère comme les corruptions de cette forme de religion. Mais elle s'y substitue vraiment, en ce sens qu'elle retire le Christianisme des cœurs qui étaient chrétiens, et qu'elle les conduit à la gloire maçonnique.
1. Tiré d'une l)rochur(> iloiit le titre complet sera donné plus loin.
CHAPITRK VII
La Ki{.\m;-Mai;o\.\u:rie amkiîicaine i:t le Paganisme
Nous avons i)iouvé. dans les deux chapitres précédenls, que la l'ranc-Maronnerie américaine est une rcliÊrion. Il est vrai que nous n'avons pas toujours employé ladjcctif « Américaine » ; nous avons voulu éviter une répétition inutile, mais cet adjectif est toujours sous-entendu, car nous ne nous appuyons que sur les auteurs classiques de la Franc-Ma«:onnerie américaine, qui ont écrit en vue d'instruire les Fi'ançs-Macons américains. Xous procéderons de la même façon dans la suite de cet ouvrage ; nos lecteurs suppléeront répilhèle partout où il sera question de Maçonnerie.
Après avoir prouvé que la Maçonnerie est une religion, qu'il suit logiquement de sa propre théorie qu'elle est la seule religion : après lavoir entendue, conformément à celte prétention, se donner le titre de religion « catholique » de l'humanité, il nous faut parler de la nature de son Credo. Lue investigation de ce côté est tout indi- (juée au point où nous en sommes arrivé dans notre Étude.
La Maçonnerie n'est pas le Christianisme. Ceci, elle le déclare ouvertement. Ou'est-elle donc? Prenons notre Masonic Ritualist, et lâchons d'y trouver une réponse à notre question. A peine l'avons-nous ouvert. (jue nos désirs sont satisfaits, et qu'une lumière assez nette nous éclaire.
Le rituel d'une religion est l'expression et l'extériorisation de sa nature. C'est à cette fin qu'il a été composé ; pour elle encore qu'on s'en sert. Quelle réponse fait donc le Masonic Ritualist à notre fpjestion au sujet de la religion de la Maçonnerie?
.Xussitùt après avoir parlé du caractère l'eligieux de la Maçonnerie cl reconnu l'ojjportunilé des cérémonies d'ouverture et de fermelurc des Loges, il se hâte de nous introduire dans les mystères <lu paganisme. Kl nous n'allons pas larder à découvrir qu'entre ces mystères el la Maçonnerie, il y a des jioints de contact qui ne sont pas l'elTel d'un pur hasard; mais nous nous rendrons compte peu à peu qu'ils sont plus que des associés, plus que des amis. Nous verrons.;! noire grande surprise, qu'il existe entre eux la relation la plus élroilr. MmI-. n'anlicipiHK pas sin- les instructions du lJr..Mackey.
« Les cérémonies d'ouverture, dit le Masonic Ritualist, avaient, dans les anciens mystères (ces rites sacrés qui ont fourni tant de modèles au symbolisme maçonnique), un caractère des plus solennels. Le héraut sacré des Anciens Mystères inaugurait les cérémonies d'ouverture des plus hautes initiations par la formule solennelle suivante : « Hors d'ici, profanes ! » à laquelle s'ajoutait la défense hautement intimée d'employer toute expression pouvant sembler de défavorable augure aux rites qui se préparaient* ».
Ces paroles sont bien celles d'un admirateur du paganisme : les termes « rites sacrés », « caractère des plus solennels », « héraut sacré », « formulle solennelle », mettent à nu les sentiments de l'auteur.
Et comment pourrait-il parler autrement des rites religieux» qui ont fourni tant de modèles au symbolisme maçonnique » ? Il serait étrange d'adopter des modèles sacrés sans les révérer. Nous n'allons pas cependant nous arrêter à une vénération sentimentale, car aussitôt que nous pénétrons dans la Loge, nous sommes tenus à participer à des cérémonies païennes. C'est pourquoi Mackey- prend la peine de nous exposer l'histoire et le symbolisme du rite païen de la procession circulaire (circiimambulation). Il procède par ordre, et commence par nous donner la détinition de ce mot :
« Ce rite, dit-il, dont le nom vient du verbe latin circumambiilare, marcher autour, consiste en l'usage^'observé, dans toutes les cérémonies religieuses de l'antiquité, de faire processionnellement le tour d'un autel ou de quelque autre objet sacré ».
Ayant ainsi défini la « circuraarabulation )>,et après l'avoir rehaussée du prestige de l'antiquité, notre auteur continue :
« Ainsi, en Grèce, dans leurs rites sacrificatoires, les prêtres et le peuple faisaient toujours trois fois le tour de l'autel enchantant un hymne sacré. Macrobe nous dit que cette cérémonie se rapportait au mouvement des corps célestes, qui, d'après les anciens poètes et les philosophes, produisaient un son harmonieux imperceptible à l'oreille humaine, et qu'ils appelaient « la musique des sphères ». C'est pourquoi, dans la procession autour de l'autel, on prenait grand soin de tourner en imitant le cours apparent du soleil. On partait donc de l'est et l'on y revenait en passant par le sud, par l'ouest, et enfin par le nord. En observant cette méthode, on voit que l'on avait toujours l'autel à sa droite ».
Voilà comment, cher lecteur, nous sommes transportés dans la Grèce païenne, au milieu de ses rites sacrificatoires, et comment on