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nous instruit sur la « circumambulalion » et sur ses raisons d'etre. Nous allons assistera une cérémonie religieuse du paganisme ayant le soleil pour objet, et force nous est de prendre les plus grandes précautions alin de réussir à imiter le mouvement apparent de cet astre.
« Mais, demanderons-nous, même en admettant que les Grecs et les Romains de l'antiquité aient pratiqué cette « circumambulation » dans leurs rites purificatoires, que s'ensuit-il ? Que nous devons faire de mémo? Mais ne savez-vous pas que l'argument : « Ils font ainsi, donc nous devons faire de même » n'a de valeur que s'il y a parfaite conformité entre nos religions pour la croyance et pour la pratique? Si notre religion est dilïérente de la leur, il faut en tirer la conclusion directement opposée : « Ils ont fait cela, donc nous ne devons pas le faire». Par conséquent, si la Maçonnerie défend l'usage de son rite par la pratique des païens, les relations de la Maçonnerie avec le paganisme ne peuvent être dissimulées ».
Mais la Maçonnerie ne tient aucunement à dissimuler ses relations. Après avoir cité les pratiques par lesquelles les Hindous et les Druides imitaient avec révérence le cours du soleil, notre auteur s'empresse d'alTirmer :
« Et c'est de cette cérémonie universellement pratiquée et de l'usage invariable d'aller de l'est à l'ouest en passant par le sud, et en ayant par conséquent toujours la main droite du côté de l'autel, que ressort avec évidence la source commune de tous ces rites et 'unité de leur origine, source à laquelle la F ranc-Maçonnerie doit aussi son existence^ ».
Suivant le Dr. Mackey, le paganisme grec et romain, le brnhmanisme, le Druidisme adoraient le soleil ; or, la Franc-Maçonnerie pratiquant tous les mêmes riles religieux, il en ressort avec évidence, dit la Maçonnerie, que nous venons tous de la même source primitive. Cette parenté est sans dout(> édifiante aux yeux du Maçon initié, mais c'est une parenté, disons-le honnêtement, dans laquelle il n"y a que du paganisme et rien autre.
Or, lorsq\ie la Maçonnerie veut prouver la praticpie ijniver- .selle du rite de la « circumambulalion » parmi les nations de l'antiquilé. elle fait une omission considérable ; elle ne dit rien de la religion juive, dont le Christianisme est la fleur et le fruit. Elle choisit (juatre formes du paganisme; et, d'une plume légère, elle en déduit l'universalité de cette coutume.
Ici, rher lecteur, nous vous prions d'excuser la courte digression que nous allons faire, pour attirer votre attention pendant quelques