‹ Étude sur la grossesse extra-utérineChapitre 35 sur 57 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

Rupture de grossesse extra-utérine. — Laparotomie, -— Guérison.

(Lawson Tait ; Prov. med, Journ., novembre 1889, in Gilchrist, th, Paris, (890.

À une heure de l'après-midi, le D' Nelson, de Birmingham, me fit appeler auprès d'une malade (âgée de 26 ans), qu'il avait vue le matin. Elle se plaignait d'une douleur violente dans la partie supérieure de l’abdomen, douleur qui augmenta d'intensité et aboutit au collapsus. L’anémie aiguë, les symptômes classiques d’hémorrhagie abdominale et le fait d'un retard dans la menstruation firent penser

LR QUE

à la rupture d’une grossesse tubaire. On amena la malade immédiatement à l'hôpital, où je confirmai le diagnostic. J'ouvris le ventre ; au dire d’un des spectateurs, le sang coula comme s'il l'on eût ouvert une bouche d’eau. Négligeant pour le moment le sang et Les caillots, je me dirigeai droit au fond de l’utérus, et je constatai bientôt la présence d’une grossesse tubaire siégeant à droite. Je plaçai rapidement une ligature; on procéda ensuite à enlever le sang et les caillots et on ferma l'abdomen en y plaçant un drain. La femme ne perdit plus une goutte de sang. Voici les suites de l'opération. À 5 heures, température 36°, pas de pouls perceptible, excepté dans la région sus-claviculaire. Pupilles largement dilatées Le seul signe de la vie est donné par le diaphragme, qui se contracte lentement. La face est -terne et blême. A [1 heures, la température est montée à 38°, mais le pouls radial ne se montrait point encore. Ce ne fut que trerite-huit heures après l'opération que l'on a pu apprécier le pouls. La guérison ne tarda pas à se faire. ;

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