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suite aux inflammations de l'utérus ou des organes voisins ; elles déterminent un boursouflement de la muqueuse tubaire; l'épithélium à cils vibratiles est remplacé par un épithélium plus ou moins plat, le canal de la trompe de Fallope devient flexueux et rétréci; ses orifices se déforment, et les franges du pavillon épaissies adhèrent aux organes voisins. Si nous supposons maintenant que l’ovule arrive dans la trompe, recueilli par son pavillon, et que la fécondation s'y opère, il sera souvent forcé de s'arrêter dans ce canal ainsi transformé, empêché dans sa marche par les rétrécissements de la trompe et par l'absence de l’épithélium cilié, dont le principal rôle est de faciliter le cheminement de l’ovule.
Lawson Tail attribue un grand rôle étiologique aux inflammations de la tromp2 et surtout à la salpingite desquamative, mais il explique autrement le mécanisme de l'arrêt de l'ovule dans ce conduit. Pour lui, la fécondation se ferait à l’état normal dans l'utérus; la salpingite favoriserait l’adhérence de l’ovule dans les parois de la trompe, et alors les spermatozoïdes, n’étant plus arrêtés par les cils vibratiles détruits, arriveraient dans la trompe et féconderaient l’ovule. Tait, croyant que la fécondation se fait dans l'utérus, contrairement à tous les embryologistes, explique - le développement ectopique de l’œuf par une théorie ingénieuse, mais erronée. Il en découle néanmoins ce fait clinique important: que les salpingites sont une cause fréquente de grossesse extra-utérine. | l
On 2 voulu faire jouer un rôle aux mouvements spasmodiques et antipéristaltiques des trompes dans cette étiologie, comme aussi au développement exagéré de l’œuf, qui, à cause de son volume, ne pourrait pas passer à travers l’orifice utérin de la trompe. La démonstration de cette dernière cause n'étant pas possible, nous ne nous y arrêtons pas,
Les pelvi-péritonites favorisent aussi la production des grossesses extra-utérines ; ce fait a été signalé depuis longtemps