‹ Étude sur la langue anglaise au xive siècleChapitre 2 sur 51 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

rature italienne, mais la langue italienne elle-même.

La situation de l'Angleterre au début du xiv* siècle était, au point de vue de la langue, à peu près celle de l'Italie à la fin du xiii*. Elle était même plus périlleuse; car il s'agissait, en Italie, d'imposer seulement quelques radicaux gothiques ou lombards à un dialecte formé, d'ailleurs, d'éléments purement latins ; tandis qu'en Angleterre, il fallait fondre en une seule langue l'anglo-saxon et le normand, ces frères ennemis qu'un rapprochement de trois siècles n'avait pu réconcilier. Cette période, décisive pour la langue anglaise, nous a paru offrir un intérêt tout particulier et mériter une étude spéciale.

Mais il serait difficile, sinon impossible, de juger sainement de la situation des dialectes anglais au moment où allait enfin s'établir parmi eux cette mesure commune dont parle Dante, sans remonter aux origines.

Nous suivrons donc premièrement, avec la plus grande attention, la Langue des habitants de la Grande- Bretagne dans les vicissitudes diverses qu'elle eut à traverser, sous ses différents noms, depuis l'invasion anglo-saxonne jusqu'à l'avènement d'Edouard III ; nous ' rechercherons ensuite,^. avec le secours de l'histoire, les motifs qui amenèrent les plus grands esprits de ce temps à renoncer, comme Dante, à l'usage de langues

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