‹ Etude sur la lanoline syntheseChapitre 3 sur 18 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ÆDUSUNT.

iJ LES suint est une ace grasse, onctueuse, très odorante 3 k que l'on obtient en dégraissant la laine ; il est produit par me Fe transpiration des moutons dont il revêt la Fe à

4e Si on filtre et on évapore l'eau qui provient du dégraissage de la laine, il restera un extrait brun d’une saveur âcre, salée | re. Selon Vauquelin, la dissolution de cet extrait est à | coagulée par les acides, qui en séparent une substance grasse CE insoluble dans l’eau. La graisse se trouverait combinée à la potasse à l’état d’un véritable savon animal et le suint contien- Me drait à la fois un excès de potasse et un excès de matières

RS Do grasses libres de toute combinaison ; en telle sorte que lorsqu'on immerge dans de l’eau de la laine en suint, la matière savonneuse, le carbonate de potasse excédant et quelques autres sels s’y dissolvent. Une partie de la substance grasse non combinée à l’alcali est entraînée en suspension dans l’eau de lavage.

Des expériences de Vauquelin il résulte que le suint est formé :

1° D'un savon à base de potasse qui en fait la plus grande partie ;

2° D'une petite quantité de carbonate de potasse;

3° D'une quantité notable d’acétate de potasse ;

4° De chaux à un état de combinaison inconnu ;

5° D'un «atome » de muriate de potasse;

6° D'une matière animale à laquelle est attribuée l'odeur particulière du suint.

Ces diverses matières ont été retrouvées par ce célèbre chimiste, dans un grand nombre de laines, tant de France que d'Espagne.

On y trouve, en outre, des matières étrangères, telles que le sable, le carbonate de chaux, des matières végétales, etc.

Quelques années plus tard, en 1828, M. Chevreul publia l'analyse suivante de la laine de mérinos :

Laine pure (épuisée dans l'alcool). . . . 31,93 Suint soluble dans l'eau: + Le 699 — insoluble {élaïerine et stéaréine. . 8,57 Terre déposée dans l’eau . . . 26,06 97 A6 — adhérente à la laine. . . 1,40 :

re

TEA TEE 4 ER = La stéaréïne est solide, amorphe: elle fond à 60° environ : ie donne l'acide stéarérique quand on la fait bouillir long- . femps avec une dissolution concentrée de potasse. Ilne paraît pas se former de glycérine pendant cette transe formation. | L'élaïérine ou élaérine est oléagineuse. 7.

| Dans un deuxième travail publié le 26 septembre 1857, | Un. Chevreul signale dans le suint vingt-neuf substances Le diverses : 284 1° Eau.

2° Ammoniaque. É | 3° Acide carbonique. SAS En 4° Arome des bergeries. | RTS E TRE 5° Arome y. ïe À C0 6° Acide phocénique. Lave TE LAS 7° Acide volatilæ. | seu 8° Stéarérine. | = 9° Elaïérine. ” ; FC 10° Principe immédiat, gras, cristallisable à la limite des TS acides. | F 11° Stéarérate de potasse. | F2 12° Elaïérate de potasse. | ÿ - ce 13° Phocénate de notasse” ù 44 Acide volatil æ uni à la potasse. ; Le 15° Acide incolore cristallisable. FE :

46 Acide orangé incristallisable. | HE 47 Acide azoto-sulfuré brun. : Rte N

ces trois derniers unis à la potasse dans le liquide brun.

48 re acide azoto-sulfurée insoluble dans l’eau ; 49° Carbonate de potasse. - 20° Sulfate de potasse.

a ne ra

21° Silicate de potasse.

22 Chlorure de potassium.

23° Oxalate de chaux.

24 Phosphate de chaux.

25° Phosphate ammoniaco-magnésien ; 26° Carbonate de chaux.

27° Oxyde de fer. -

28° Oxyde de manganèse.

29° Oxyde de cuivre.

D'après M. Chevreul, le suint du mouton présente une réaction alcaline ; celui des chèvres alpaga possède, au contraire, une réaction acide. Ils renferment aussi de l’acide valérianique, ainsi qu’un autre acide qui lui ressemble.

Dans une dissertation inaugurale sur le suint, M. P. Hartmann a supposé la présence de la cholestérine dans le sut.

M. E. Schulze est parvenu à l’isoler et en a constaté les principaux caractères. Pour séparer la cholestérine, il chauffe le suint à 100° avec de la potasse alcoolique, évapore l'alcool, ajoute de l’eau au résidu et agite avec l’éther.

L'évaporation de la solution éthérée laisse un résidu formé de lamelles eristallines blanches, mélangées de flocons amorphes.

L'alcool bouillant partage le suint en deux parties : l’une soluble, formée principalement de cholestérine ; l’autre, insoluble, renferme des acides gras et de l’isocholestérine, que l’on peut séparer en la transformant en éther benzoïque.

De la cholestérine

La cholestérine est un alcool monobasique dont la Roue de constitution CH'*OH a été donnée par Gerhardt. Elle se trouve dans les différentes parties de l'organisme, dans le lait, dans la bile normale de l’homme et des animaux, ne. dans le cerveau, dans le sang, dans le jaune d'œuf et dans TRES divers produits morbides de l’économie animale.

x # Je extraite des pois et de l'huile d'olive ; on suppose son existence dans le blé à l’état de cholestérine benzoïque. Elle a

nur Te douces.

* Dans la sueur, on trouve, en même temps que la cholesté- RS ë ec qui, en présence de l'alcool, se dépose sous forme de gelée transparente. Le même phénomène se , à | ee passe avec les cholestérines de source normale. LE CA RTS On peut facilement obtenir la cholestérine à l’état pur. On 1 : ER Ja débarrasse des corps gras par la saponification et on traite oh Un ensuite par l’éther.

ie LR __ Ainsi obenue, elle est en écailles perlées, ayant l'aspect de pos la naphtaline, incolores, sans saveur, plus légères que l’eau. Elles contiennent 5 p. 100 d’eau de cristallisation qu’elles __ perdent à + 100°. Chauffées à + 137°, elles fondent; elles Rs peuvent être volatilisées sans décomposition si on élève Re progressivement et avec soin la température. Soumises à une

chaleur plus forte, elles se décomposent.

Elle se rencontre aussi dans le règne végétal: M. Bénelve

été signalée dans l’huile de foie de morue et l'huile d'amandes

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