‹ Etude sur la lanoline syntheseChapitre 4 sur 18 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

La cholestérine est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l'alcool froid, plus soluble dans l'alcool absolu et bouillant.

L’essence de térébenthine ne la dissout qu’en petite quantité; elle est soluble dans l’étler, le sulfure de carbone, l'huile de pétrole et le chloroforme.

Si on vient à la chauffer dans des tubes scellés avec divers acides, elle donne des cholestérines ou éther de la cholestérime, tels que la butyrocholestérine, la stéarocholestérine, la benzocholestérine. Ces éthers sont cristallisés, blancs, peu solubles dans l’alcool froid, facilement solubles dans l’éther. Traités par une solution alcoolique de potasse, ils régénèrent la cholestérine et l’acide.

Examinée à la lumière polarisée, la cholestérine dévie à gauche le plan de polarisation.

Une petite quantité de cette substance déposée sur une feuille de papier et traitée par l’acide nitrique, laisse une tache jaune qui rougit par l’ammoniaque (Schiff). Chauffée avee deux ou trois volumes d'acide chlorhydrique concentré ou d’acide sulfurique et un volume de chlorure ferrique, moyennement concenfré, elle donne après évaporation à siccité un résidu violetrougeâtre. Si on avait ajouté de l’acide nitrique avant l’évaporation à siccité de la solution précédente, le résidu aurait été rouge après l'addition d’ammoniaque.

L'acide sulfurique dissout la cholestérine en se colorant en rouge, et si on ajoute une solution concentrée de sucre on a une couleur violette : cette réaction est due à Pettenckofer.

En présence de corps riches en oxygène, la cholestérine subit des phénomènes d’oxydation.

Ainsi avec l'acide nitrique elle donne l’acide cholestérique qui est jaune, déliquescent, facilement soluble dans l'alcool. Traitée par un mélange d’acide sulfurique et de bichromate de potasse, elle donne l'acide oxycholique qui est bleu, amorphe et divers acides appartenant à la série grasse.

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