AO
parenchyme splénique. Nous admettrons donc la possibilité d’un retour de paludisme — après dix ans — à la suite d’un coup de timon sur la rate. Nous parlerons dans un chapitre spécial de la physiologie de la rate, et nous comprendrons mieux le cas cité par M. CHAUFFARD qui est un bel exemple de paludisme latent.
L.R. MonTEL a rapporté aussi à la Société de pathologie exotique en 1929 deux cas importants pour notre étude sur la longévité des parasites.
19 En mars 1928 il fut appelé à Paris à donner ses soins à un garçonnet de 15 ans, revenu de Cochinchine depuis trois ans et jusque-là en très bonne santé, pour des accès de paludisme tierce typique avec hypertrophie de la rate (diamètre axillaire 6 cm.) qui cédèrent très vite à la quinine.
29 Dans la même année, il a observée chez une fillette de 12 ans des accès tierces typiques avec frissons, chaleur transpiration abondante, hypertrophie de la râte : diam. axillaire 7 em, douleurs spléniques irradiées dans tout l’abdomen — la quinine amène la disparition rapide de tous les symptômes. Cette fillette avait eu à son retour du Tonkin deux ans auparavant et en cours de route un seul accès qui ne s'était pas reproduit. Au cours des deux années de séjour au Tonkin, elle n'avait jamais eu d'accès. |
Nous regrettons que MonNTEL ne signale pas à quel genre de plasmodium il eut à faire, car dans le cas de plasmodium vivax, cette longévité de deux et trois ans peut être fréquente. Seulement nous retenons ces cas,