‹ Étude Sur La Longévité Des Parasites Du PaludismeChapitre 16 sur 39 · AN · texte numérisé non relu

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pour montrer que même à la période ou les accès pourraient être fréquents et aigus, on ne retrouve que quelques manifestations fébriles légères — il eut été intéressant aussi de savoir à quelle occasion ces deux enfants furent amenés à faire des accès paludéens.

STEPHENS Cite, dans l'Annuaire de médecine tropicale et de parasitologie de 1924 deux cas de paludisme latent :

1° Chez un individu revenu des Indes en 1910, qui n'eut jamais de fièvre, et qui ne prit plus de quinine depuis son retour en Angleterre où il séjourna jusqu’en 1915, quand au cours d’une poussée fébrile l’auteur, trouva des parasites de fièvre quarte dans le sang.

29 Chez un malade qui en février 1922 quitta les Indes où sans doute il contracta une nouvelle infection. Ce malade avait déjà contracté les fièvres dans une colonie Anglaise. De février 1922 à janvier 24, le malade vécut en Angleterre ou dans le nord de l'Amérique seulement. Stephens a retrouvé des plasmodium vivax dans sonsang après une poussée fébrile.

Pour ces deux cas, il eut été possible de penser à une réinfection en Angleterre, sachant que de nombreux cas ont été signalés et que W. JAMES a étudiés particulièrement. Nous pensons que STEPHENS n’a pas signalé ces deux cas, sans faire au préalable une étude approfondie sur les antécédents de ses deux malades. Aussi faut-il penser que nous nous trouvonsiciaussien présence de réapparitions de paludisme après un laps de temps de 5 ans et de deux ans sans que les porteurs de parasites ne fus-

Guerrieri : 4

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sent jusqu'à cette époque incommodés par la présence dans leur organisme de germes paludéens.

OcHLeckER (F) dans une publication faite au Deutsche med. Wochensch de 1920 rapporte une observation des plus intéressantes :

Une malade ayant un sarcome du nez fut après opération dans un état excessivement anémique des suite hémorragiques et la transfusion d'un litre de sang fut faite venant de son fils qui avait vécu au Libéria de 1911 à 1917 et qui n'avait jamais eu d’accès de fièvre typique. La malade alla bien jusqu’au quinzième jour quand la fièvre apparut avec les symptômes habituels de paludisme. Depuis lors, et par la suite quandla rate augmenta de volume, on suspecta une suppuration de la plaie. Au neuvième jour après ce début un frisson caractéristique fit penser à un examen de sang pour numération globulaire et leucocytaire, (plasmodium vivax) pendant cette recherche, des parasites de paludisme furent découverts, on donna de la quinine et la fièvre disparut.

L'enquête montra que le donneur, pendant qu'il vivait au Libéria, avait pris de la quinine tous les jours (0 gr. 25), il a arrétê cette dose à son retour en Allemagne, trois années auparavant, depuis il avait vécu à Hambourg. Environ 36 heures après s'être comporté comme donneur il eut son premier accès et son seul frisson — avec douleurs spléniques qui disparurent au bout de deux à trois jours — on nota chez lui une guérisons complète, l'examen de sang trois semaines plus tard s'étant montré négatif.

Nous voulons insister sur cette observation, car elle nous prouve que trois ans après n'avoir plus ressenti d’atteintes paludéennes, ce donneur a donné le paludisme à sa mère, Nous voyons déjà le rôle important que peut ‘auser une transfusion de sang venant d’un ancien paludéen. Nousreviendronssurles transfusions au cours d’autres observations. Cette observations nous montre donc que chez certains paludéens non soumis à des réinfesta- Lions le paludisme peut demeurerlatent, ets’ilne peut causer chezeux qu'unsimpleincident, iln’en est plus de même pour le receveur chez qui une infection palustre par surcroit et diagnostiquée par hasard, peut être dangereuse.

Deux observations récentes nous ont été fournies par le professeur NoBÉcoURT et M. LIEGE. Nous jugeons intéressant de les reproduire entièrement :

Première Observation :

Emma R...née le 11 juillet 1920 entre dans le service du Dr Le Mee le 29 octobre 1931 pour épistaxis rebelle. Malgré les temponnements et les diffèrentes médications hémostatiques injectées et trois transfusions de sang elle continue à saigner.

Elle entre le 3 novembre à la salle Parrot, elle présente du purpura et une température à 38 degrés.

Tr s anémiée, l’examen complet de son sang est fait — l’enfant est atteinte d’hémogénie (nous passons sur ce qui se rapporte à l’homogénie). Malgré les différentes médications employées les hémorragies, se répètent, l’état général s’altère, le chiffre des globules rouges tombe à un million environ, le 2 décembre 1931. Dès lors on relève l’état général de la malade par trois transfusions massives de façon à lui permettre de subir une splénectomie — opération faite le 8 décembre par le Docreur Fur. Le 26 décembre apparaît un accès fébrile de nature indéterminée, la température monte à 40° 5. La fièvre persistant en décembre, la malade revient à la salle Parrot. Le 29 de ce mois le Dr GRONESKY pratique un examen de sang et trouve de nombreux hématozoaires du type MALARIAE. Elle reçoit alors 0 gr. 50 de chlorhydrate de quinine per os par jour.

A partir du 11 janvier 1932 on ajoute à ce traitement des injections intraveineuses de 0, 50 de chl. basique de quinine, quotidienne. Elle reçoit une série de 12 injections, la quinine per os est continuée jusqu’au 31 janvier, le 12 et le 25 des examens de sang sont faits et ne révèlent plus d’hé matozoaires — la malade n’a plus d’accès.

Devant ce fait, M. LrEeGEe et d’autres assistants entreprennent une enquête suivie sur les donneurs.

Les donneurs ont été :

Le 29 octobre : Un sieur Gi...

Le 30 octobre : Un sieur Cam... tous deux étrangers à l’hôpital.

Le 31 octobre: Une demoiselle And... infirmière à la nouvelle crèche. À la salle Parrot, le 2 décembre elle reçoit, le sang d’un sieur Ban... infirmier.

Le 9 décembre elle est de nouveau transfusée avec le sang de la demoiselle And...

Le 7 décembre pour la même tranfusion on utilise deux donneurs,

Un sieur Guen...

et le sieur Fer...

L'interrogatoire des donneurs ne révèle chez aucun d’entre eux d’antécédents palustres.

Cependant Le sieur Fer...n’a jamais présenté aucun accès paludéen, c’est un homme de bonne foi et il y a tout lieu de le croire — Il apprend cependant qu’il a vécu aux Colonies — Il a fait comme soldat un premier séjour de 15 jours à Dakar, en novembre 1923 — puis un séjour de trois semaines en décembre 1923 à Fort-de-France (Martinique) puis égale-

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