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fusion sanguine, un traumatisme ou une maladie intercurrentee ? Nous voyons donc que pourunecause qui va changer les conditions physiques et nutritives d’un sujet changement de climat — splénectomie, ces plasmodium vont se multiplier et atteindre la quantité suffisante pour donner lieu à des manifestations fébriles.
Jadis TRoussEAU avant 1880 et par la suite VERNEUIL parlaient d’une diathèse paludéenne.
Aujourd’hui nous savons que diffèrents organes de l’économie peuvent abriter ces formes parasitaires, non seulement la rate, mais la moelle osseuse, le foie, les capsules surrènales et peut être même l'organisme tout entier ? Et là, ces parasites y poursuivent leur cycle de vie, sans augmenter de nombre, et sans pouvoir être rétrouvés à la recherche classique du sang du doigt Aussi fut-il permis de penser que les organes profonds étaient pour les plasmodium le milieu de conservation et de reproduction ralentie et que le sang devenait le milieu de développement quand l'équilibre d'action et de réaction entre l’hématozoaire et l'organisme, sous certaines modifications, venait à se rompre.
Ces notions viennent en contradiction avec la théorie de RIEUX pour qui le paludisme ne dure que le temps du parasitisme globulaire, et qui soutient que quand le parasitisme cesse —— après un an à un an et demi — i] n'existe pas d'organes réservoirs de virus, l’hématozoaire, ne pouvant vivre que dans un seul milieu : Le sang. C'est évidemment rejeter l'existence du paludisme non évolutif, à reveil tardif.
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Mais puisque, nous savons que le paludisme guérit en général chez nos paludéens rapatriés, peut-on alors invoquer des causes qui influent particulièrement sur la longévité des parasites dans les cas que nous avons signalé précédemment.
Il est incontestable qu'il est des causes qui influent sur l'hôte parasité, et sur le parasite infectant, et même pour ce dernier on à pu penser souvent qu'il existait des souches résistantes aux moyens de défense de l’organisme et aux agents médicamenteux.
Une telle question allait faire l’objet de nombreuses recherches. Nous savons déjà par les études de S.P. JAMES en 1929, sur la disparition du paludisme en Angleterre : pays salubre — et les constatations de CATA- NEI de Fozey et de GirAUD dans les Ksours du Sahara septentrionnal, que le fonctionnement progressif des conditions sociales, économiques et hygiéniques dans un pays donné agiront autant que les moyens de défense naturelle, et les mesures préventives spécifiques. Mais, c’est là une constatation d'ordre général, car elle concerne l’ensemble des individus. Or, nous savons qu'il existe des individus, qui ne sont heureusement qu'un faible pourcentage, qui demeurent porteurs de germes c'est qu'il existe alors des causes agissant spécialement sur la longévité de ces parasites ?
Aussi commençons par voir d’abord quelles sont les conditions de vie des hématozoaires ?
Bass dans ses recherches sur les cultures de ces para-
parasites nous indique quelles sont ces conditions indispensables — in vitro :
stagnation du sang,
peu d’oxygène,
présence de glucose.
Ces conditions se trouvent réalisées dans les organes profonds, comme dans le placenta. Aussi est-il rationnel de penser, que c’est pour ces motifs, que nous retrouvons des parasites dans les capillaires des viscères — alors qu’on n’en trouve pas dans le sang périphérique.
Brrp, en 1928 connaissant ces conditions — a étudié les effets d’un régime riche en sucre, pour l'étude des rechutes dans des formes de paludisme à type tierce bénigne — et il constata que chez des paludéens soumis à ce regime une proportion de 71% de rechütes après la cessation du traitement quinique, alors que dans un groupe témoin, traité également mais sans sucre, la proportion ne fut que de 48 % N nous voyons déjà un moyen d'action augmentant la longévité des parasites, et nous voyons la conséquence à en tirer en thérapeutique.
PONTANO, au Congrés du paludisme de 1930, soutint que les souches brésiliennes avaient une résistance vraie vis-à-vis de la quinine, d'autres auteurs avaient remarqué que dans différents pays les parasites étaient plus tenaces, exemple à l'Ile Maurice (Lemoine) — ou en Macédoine : le médecin major BONNENFANT nous dit en effet qu'il eut souvent à faire à des formes exaspérantes par leur tenacité.
Aussi, sur ce point, se posera la question de savoir si cette persistance parasitaire est due à une virulence par-
De
ticulière de virus ou bien si on a à faire à des cas de quinino résistance.