ETUDE DES CAS SPORADIQUES DE | PALUDISME
En rappelant, la possibilité de transmission du paludisme par l'existence de réservoirs de virus, nous pensons qu'il est utile de considérer quelques-unes des observations publiées. Cette étude sera donc pour nous, un moyen de plus pour compléter nos connaissances sur la longévité des parasites du paludisme.
Ces observations — faisant l’objet d’une étude particulière — nous en avons fait un chapitre à part.
Beaucoup de ces observations ont été faites pendant la guerre par l’arrivée des troupes coloniales, si bien que des médecins, s'étaient alors inquiétés — à juste titre — du rôle menaçant d’affections nouvelles, causé par ces porteurs de germes paludéens.
En 1915, deux médecins anglais : REID et HYMPHORYS citaient déjà six observations de paludisme (tierce bénigne — constatée par examens de sang) chez des soldats anglais ou écossais en campagne dans les Flandres, et qui n'avaient jamais quitté la Grande-Bretagne auparavant.
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De tels cas,soulevanttoujours des recherches, montrèrent que parmi ces six soldats, il y en avait qui avaient déjà eu des accès de fièvre à Portsmouth où ils avaient élé en contact avec des troupes venant d'outre-mer.
En 1916, GoucerT, THiry ET CHENE citent un cas de tierce benigne (constatée, par examen de sang) chez un militaire du front français qui n'avait jamais habité un pays paludéen. Pour ce cas on trouve que des Anophelles maculipennis existaient dans ce pays, où avaient séjourné des troupes coloniales.
RisT ET ROLLAND citent un cas identique de tierce bénigne chez un chasseur alpin — originaire de la savoie n'ayant jamais quitté la France — et qui fut contaminé dans les mêmes conditions.
JANSELME en 1916 rapportait aussi à la Société de Pathologie exotique le cas d’un soldat de 24 ans qui n'avait vécu qu'à Paris, et qui se trouvant blessé dans une même salle de chirurgie à l'hôpital de Beauvais que des Martiniquais et des Annamites, présenta dès une quinzaine de jours après son entrée en Septembre des accès typiques de paludisme
dont on ne fit le diagnostic probable que le trois novembre, par examen de sang fait par M. MEsniz de l'institut Pasteur, qui montra une forte mononucléose (404) et par les bienfaits de la quinine. Intérêt de celle observation : Un blessé présentant de la température, fait surtout penser à une infection microbienne — sans la notion probable de paludisme — par surcroit en septembre les Anophelles étant fréquents
dans la région — la transmission du paludisme paraît évidente, sachant que les indigénes de cette même salle,
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