‹ Étude Sur La Longévité Des Parasites Du PaludismeChapitre 32 sur 39 · ETUDE DES MÉTHODES DITES PROYOCATRICES · texte numérisé non relu

ETUDE DES MÉTHODES DITES PROYOCATRICES

Devant l'existence du paludisme latent, devant cette longévité — que nous pourrons qualifier d’anormale — des hématozoaires, de nombreux auteurs ont recherché la possibilité d’en faire le diagnostic par des méthodes dites provocatrices.

En effet, l'expérience montrait, des individus guéris apparemment, et chez qui sous des influences diverses, les germes étaient retrouvés dans des examens de sang ultérieurs. Aussi vint-il à l’esprit de rechercher ces causes et de les faire entrer dans la pratique en vue d'un diagnostic et même, par la suite certains auteurs préconisèrent le rôle provocateur de certains agents comme guide dans la thérapeutique du paludisme sachant que malgré la disparition des hématozoaires de la périphérie, ceux-ci n'en persistaient pas moins dans des organes inaccessibles.

Plusieurs méthodes de réactivation du paludisme latent ont été proposées, il n’est pas un auteur qui n’en

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ait préconisée une particulièrement : celle qui lui semblait donner les meilleurs résultats.

Nous voulons en citer quelques-unes et nous verrons plus loin, celles qui nous semblent les meilleures — nous reviendrons sur leur pathogénie dans l'étude que nous reservons à la splénocontraction.

Dr PACE en 1923 préconise :

les bains froids, les massages de la rate injections de 2 à 3 mg. de strychnine.

Von DZzIEMBOwWSKY cite le cas d'un prisonnier de guerre chez qui la vaccination contre la fièvre thyphoïde et le choléra provoqua un accès de fièvre tierce bénigne. Un auteur allemand GRUNDMANX conseille cette méthode.

REMO MONTELEONE en 1930 dans un article dans la Revue de malariologie dit que la réactivation est un problème ardu dans la pratique médicale. Il faut substituer une autre méthode quand la précédente a échoué, pour faire sortir les parasites des endroits de refuge connus, des ‘apillaires des organes profonds : Plusieurs méthodes peuvent être utilisées :

10 Znoculation de substances agissant par choc. Vaccination gennérienne, Lait, Sérum de cheval, Vaccin T.A.B.

20 Substances dont l'action se fait sentir sur la circulation Adrénaline + extrait hypophysaire,

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Benzène, 3e Substances agissant sur les parasites :

Quinine Arsenicaux Mercure , 49 Moyens physiques : froid, chaleur, bains de vapeur : | Faradisation de la râte, R.X. sur la région splénique, Rayons ultraviolets, Abaissement de la pression atmosphérique.

Mais comme tous ces procédés ne sont pas sans danger l’auteur préconise le Ca CI2 qui al’avantage de produire une vasodilatation périphérique intense avec vasoconstriction de l’arbre sanguin interne, de la splénocontraction. R.M. donne le Ca CI2 à raison de 10cc par jour en solution à 10% en injections intraveineuses qu'il renouvelle jusqu’à 4 ou 5 fois.

R.M. cite le cas d’un étudiant de 24 ans qui, quatre années auparavant avait eu en Albanie des accès de fièvre, diversement diagnostiqués et rarement soignés par la quinine, Il rentre à l'hôpital avec une grosse rate, les examens de sang étaient négatifs et le malade était apyrétique. A la 4me injection il eut un accès de fièvre avec parasites dans le sang.

BorcHARD ainsi qu'HOFFMAN préfèrent badigeonner à la teinture d’iode la région splénique ou la faradisation suivie d’un bain à 20° et on termine par plusieurs heures de sciage de bois. Ce procédè réussit dans la moitié des cas de paludisme latent. :

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P. SAsseN déclare que les méthodes provocatrices sont indispensables pour le diagnostic du paludisme latent et les meilleurs moyens sont les rayons de la lampe de quartz ou l'injection d’adrénaline.

CACCIAPRIOTI GIOVANNI en 1930 fit des expériences sur des individus suspects de rester paludéens, mais ne montrant aucun signe clinique, et des examens de sang négatifs. En leur injectant 1 mg. de tuberculine, chez quelques uns de ces individus il déclanche de la fièvre avec parasites dans le sang.

Quelques auteurs préconisent la gonacrine, car des reveils de paludisme avaient été cités chez des blennororagiques.

Remarques : toutes ces méthodes qu'elles soient biologiques, physiques, ou qu’elles agissent sur la circulation par leur action excitante sur les organes hématopoietiques, ou directement sur la rate, ont eu comme point de départ une observation clinique, telle que l’injection de 914 pour M. MiLzLrAN ou CAILLE, cette méthode fut par la suite préconisée par des auteurs anglais.

Seulement, beaucoup de ces méthodes sont trop difficilement applicables, et pour nous, nous voudrions avant tout réaliser certaines conditions pour l'emploi d'une de ces méthodes :

1° Ne pas nuire aux malades,

29 L'action doit être spécifique et immédiate.

L'étude que nous reservons à la splénocontraction par injection d'adrénaline réalisera, il nous semble ces conditions, quand nous voudrons rechercher les héma-

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