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servoir », il nous sera plus facile de mieux interpréter les constatations que nous serons amenés à faire. Aussi grâce aux résultats de son expérimentation nous pourrons trouver des guides précieux pour des applications à l’étude du paludisme latent, et des indications utiles pour notre conduite dans des cas complexes.
Nous savons désormais que la rate se comporte comme un réservoir, qui sous le jeu d’un double mécanisme — nerveux et humoral — a la propriété de se contracter, et le résultat de cette réaction physiologique est la polyglobulie, bien connue, s’accompagnant de leucocytose, se produisant après un effort, une fatigue musculaire.
Nous n'ignorons plus que la rate expulse son contenu dans la circulation, au cours d’une hémorragie — mais qu’elle donne lieu aussi à une polyglobulie paradoxale après une petite saignée — et n'est-ce pas là, la transfusion que nous retrouvons dans les observations que nous citons.
Comme il est utile pour nous de connaître quels sont les agents qui vont donner les meilleurs résultats dans le processus de spléno contraction, nous nous en rapportons aux résultats obtenus par BINET in vitro et in vivo avec différents agents agissant sur ce mécanisme humoral de cette réaction.
1° Agents donnant une réaction à peu près inactive avec polyglobulie peu nette.
La strychnine,
La cafeine,
Novarsenobenzol,
Ergotine,
29 Résultats très nets de polyglobulie :
Adrénaline,
Ephédrine,
Principes vasoconsctricteurs du genet,
Chlorure de potassium,
Clorure de calcium,
L’adrénaline provoquant le maximum de contraction de la rate, environs 5 minutes après l’injection intra veineuse,
Les principes vasoconstricteurs du genet donnant une contraction progressive, ample et durable, polyglobulie considérable, rapide et d’une durée de 15 à 20 minutes.
Ayant bien en vue, ce que M. BINET, nous a appris, nous comprenons mieux, ces cas de réveil tardif du paludisme où les parasites se retrouvaient encore, hébergés dans la rate, nous admettrons plus aisément que différents facteurs, fatigue, injection médicamenteuse, bains froids, soient le point de départ de ces accès fébriles, de même, que la transmission de plasmodium à un malade récepteur le sang — au cours d’une transfusion qui allait causer la polyglobulie paradoxale consécutive à la contraction de la rate et multiplier ainsi les risques d'infection.
Nous voyons aussi que cette méthode de spléno contraction intense avec polyglobulie périphérique nous fera suivre de plus près la persistance parasitaire ; la rate, étant le réservoir de germes, peut être parce qu'ils
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s'y trouvaient dans de meilleures conditions de conservation, mais peut être aussi, parce que cet organe contient plus d’hématies.
Etant permis de penser que la rate paludéenne peut donner lieu à une expulsion du sang qu'elle contenait, n'est-il pas rationnel d'admettre que cette rate hypertrophiée se comporte comme la rate normale étudiée par M. BINET.
C’est pour ces raisons que certains observateurs ont été amenés à étudier de plus près le comportement de la rate paludéenne.
Ed. BENBAMOU s’est particulièrement attaché à cette question, et nous avons cru utile de diriger notre attention vers des idées nouvelles, qu'il allait déjà émettre en 1930 au Congrès du paludisme.
En effet, cet auteur à suivi par des examens radioscopiques la contraction progressive de la rate de paludéens — après injection intraveineuse de 1 mg 1/2 d’adrénaline — et 1l a constaté chez ces malades la chasse globulaire, qui de 5.000.000 montait à 8.000.000.
Aussi est-ce en partant de ces connaissances que nous voudrions trouver un moyen de diagnostic dans les formes latentes de paludisme, un élément de pronostic et un guide dans notre thérapeutique grâce à la splénocontraction.
19 Intérêt diagnostic : En faisant sortir les hématozoaires de la rate au moment de l'expulsion de la masse sanguine de ce réservoir, nous aurons ainsi un moyen de diagnostic microscopique plus sûr. Nous en voulons pour preuve les résultats obtenus, dans des cas de palu disme latent, par de nombreux médecins qui trouvèrent