PRO RE
des hématozoaires dans les heures qui suivirent la splénocontraction nous croyons utile de rappeler dans quelle proportion :
CEsETTI dans 15% des cas de paludisme latent, QUARELLI dans 49% des cas de paludisme latent, NeuscaLoss dasn 95% des cas de paludisme latent. Déjà en 1919 Dazzr ANGELO affirmait qu'ayant choisi différents moyens en vue de faire passer les parasites du paludisme dans le sang et établir ainsi un diagnostic de paludisme latent, il a trouvé que les injections hypodermiques d’adrénaline (1 mg) est le moyen le meilleur et ainsi sans créer de dangers pour les malades, il a pu constater les plasmodium dans le sang circulant. De plus, pour lui, la présence de plasmodium est transitoire, débutant 20 minutes après l'injection et se trouvant en plus grand nombre dans l’heure qui suit l'injection et après 24 heures, on en retrouve que rarement. Il constata, en outre, une diminution marquée de la rate paludéenne, sauf en cas de sclérose splénique avancée. Nous pensons également, que cette méthode de spléno-contraction est appelée à être un moyen de diagnostic différenciel dans les diverses splénomégalies, sur lesquelles on peut être amené à se prononcer : rate leucémique, rate myéloïde, Iymphoïde, tuberculeuse, mycosique, de la maladie de Banti, du Kala Azar ; c’est pourquoi il serait utile de diriger des recherches vers le mécanisme de contraction de la rate en pathologie générale, et avoir ainsi, une précieuse épreuve en faveur de la rate paludéenne, qui paraît être la seule à se contracter, à se comporter comme une rate normale, d’après les recher-
ches d'auteurs italiens et de Ed. BENHAMOU si toutefois elle n’a encore atteint le stade de sclérose.
Aussi serait-ce là, une épreuve à faire subir aux malades avant une splénectomie. Une grosse rate, chez un ancien paludéen — révélant sa contraction soit par examen radioscopique, soit par recherche de la numération globulaire pouvant restreindre les indications de cette opération. Nous n’en voulons pour preuve que ces rates extirpées, dont le diagnostic parut incertain, et qui dans les jours succédant à cette intervention se révélèrent d’origine paludéenne par les signes cliniques et les constatations microscopiques (observation n° VII).
Ainsi, pensant, qu’une splénectomie dans une hypertrophie de la rate que l’on suppose paludéenne, est une intervention grave, elle ne doit avoir comme indications que certains cas spéciaux, où les moyens médicaux auront échoué, si cette intervention ne met pas l'individu qui l’a subie, dans des conditions par trop défavorables de résistance dans nos régions salubres, nous ne devons pas oublier que la rate est un organe hématopoiétique, de réfection sanguine, un réservoir de défense par son système reticulo endothelial (professeur ROGER). Nous admettrons, aussi que cette intervention vient rompre l'équilibre qui réside entre la rate et les autres organes hématopoiétiques, exemple : la moelle osseuse et qu'elle déterminera ainsi le reveil de ces quelques cas où les parasites trouvaient justement un asile dans ces organes.
Ici, aussi, la pathologie expérimentale est venue depuis longtemps déjà, apporter ses résultats que nous
croyons utile de rappeler pour l'étude de la longévité des affections parasitaires et comme contre indication de la splenectomie :
En 1910 GONDER et RODENWALDT pratiquèrent des splenectomies sur des singes atteints d'infection latente à plasmodium kochi (voisin morphologiquement du plasmodium vivax); ils observèrent une fièvre tierce typique avec parasites pullullant d’une façon constante pendant des mois dans le sang où on observait des formes de dégénerescence, ils observent également des infections sanguines, demeurant pendant des mois, chez des chiens dératés à infection latente à piroplasma canis
29 Intérêt thérapeutique : au point de vue thérapeutique, la méthode de la splénocontraction peut jouer un rôle d’une grande utilité. En effet tant qu’on a des malades porteurs de grosse rate, sans autres signes cliniques évidents, il faut instituer un traitement quinique mais l’adrénaline doit alors devenir de temps à autre au cours de la cure quinique, l’adjuvant de ce médicament qui ne peut qu'à fortes doses pénétrer jusqu'aux terminaisons des capillaires des organes profonds, l’adrénaline amènera donc ces parasites dans le sang circulant par le rôle que nous lui connaissons, Ce sera ainsi un moyen d'éviter ces cas ou la longévité des hématozoaires s’est montrée plus tenace.
Si par l’action de l’adrénaline, les physiologistes ont pu observer des phénomènes de vaso constriction interne qui leur a permis de mettre en évidence et de mieux