‹ Étude sur la Luxatio Erecta Variété Rare de Luxation de l'ÉpauleChapitre 15 sur 22 · FIGURE · texte numérisé non relu

FIGURE

Maläde de l'observation I (Grégoire).

Le membre gauche est en luxatio erecta. — Remarquer la position du

bras, la direction de l’épitrochlée, la situation de la main par rapport à la nuque, la saillie comblant l’aisselle.

AS

veau des deux épaules, mais particulièrement dans l'épaule gauche, et il roula à terre. Ron Il ne perdit pas connaissance, se releva de lui-même, mais

Fiaure 2.

Radiographie du malade de l'observation I (Grégoire).

Epaule gauche. Vue postérieure.

Prost. 4.

alors, son bras gauche resta en élévation, et illui fut impossible de le baisser.

Il passa la nuit chez lui, pensant qu'il avait « un nerf de - foulé » et ne pouvant se figurer que cette situation du bras en l'air put devenir permanente. La nuit, il ne dormit pas, tant les douleurs du bras étaient vives, et le lendemain il venait à la consultation de Lariboisière où il fut reçu dans les salles.

Quand nous vimes ce malade, il était déjà déshabillé. Son torse et ses bras sont d’une robustesse peu banale. Les muscles font des saillies fermes et vigoureuses. Il se présente dans la position où nous l'avons fait photographier de suite. Le bras gauche est en élévation. Le coude se dirige en haut, en dehors et un peu en avant. L’épitrochlée regarde en dedanset en avant.

L'avant-bras, à demi fléchi, repose par le poignet sur le sommet de latête. Le bout des doigts peut facilement toucher la nuque.

Au niveau du deltoïde, on constate une sorte de dépression, ou encoche transversale, un peu au-dessous de la saillie de l’acromion. Il semble que le bras n’est plus dans le F4 CRE gement de l'épaule.

Du côté de l’aisselle, plus de cavité. Les saillies du grand pectoral et du grand rond et grand dorsal sont nivelées par une bosse qui occupe le fond du creux axillaire . Cette disposition est surtout frappante quand on compare les deux régions droite et gauche. Cela est d'autant plus évident que le malade est obligé, sous peine d’éprouver de très vives douleurs, de soutenir son bras malade avec le bras sain.

Cette position élevée du bras gauche est absolument fixe et ne peut être modifiée. Dès que l’on éssaye d’abaisser le bras, cet homme souffre horriblement, et tous les muscles de l'épaule, en révolte, se contracturent pour s'opposer au mouvement.

Par la palpation, on sent assez bien la tête humérale dans

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