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Étude sur la lymphadénie

Pendant notre internat à l’hôpital Saint-Louis, nous avons eu l’occasion d’observer un cas de mycosis fongoïde ou lymphadénie cutanée ; ce fait a été pour

Inous l’origine de recherches sur les néoplasies lymphatiques. Leurs formes principales, la leucocythémie, l’adénie, sont connues depuis longtemps ; mais, grâce aux progrès de l’anatomie normale et pathologique, on a rapproché de ces formes types une série d’autres lésions, différentes en apparence ; tels sont les tymphadénomes multiples, certaines ulcérations intestinales, des tumeurs des amygdales, de la peau, et enfin des lésions osseuses ; nous avons pensé qu’on pouvait tenter pour toutes ces lésions ce qu’on a déjà fait pour la leucocythémie et l’adénie ; nous avons cherché à établir leurs liens communs, et à les grouper dans une seule entité morbide sous le nom de diathèse Lymphatique.

Parmi les nombreuses observations publiées sur ce sujet, nous avons choisi les plus complètes, celles où l’examen histologique ne laissait aucun doute sur la nature des lésions; celles-là seules peuvent servir de base à une discussion ; nous en rapportons un certain nombre comme pièces justificatives à la fin de notre travail.

Nous n’avons donc point l’intention de faire J’histoire complète des -formes connues, classiques, telles que la leucocythémie ou l’adénie; nous montrerons seulement comment, autour d’elles, sont venues se grouper les autres formes moins décrites, dont nous

nous occuperons plus spécialement, et surtout la lymphadénie intestinale, amygdalique et cutanée.

Dans le premier chapitre, nous étudierons rapidement le tissu lymphathique ou adénoïde normal ; le deuxième sera consacré à l’anatomie pathologique des tumeurs lymphatiques; dans le troisième, nous chercherons à établir la symptomatologie générale de la lymphadénie, en insistant sur les formes dont nous avons parlé; dans le quatrième, nous discuterons la nature de la diathèse, et enfin nous terminerons par la comparaison de la diathèse lymphatique avec les maladies qui peuvent s’en rapprocher.

Nous ne pensons pas avoir vaincu toutes les difficultés; chemin faisant, nous soulèverons bien des questions encore insolubles ; mais nous aurons amplement atteint notre but, si nous avons pu faire res sortir aux yeux du clinicien les liens communs qui réunissent ces différentes maladies, si diverses en apparence.

Nous remercions cordialement nos collègues et amis Rendu et A. Renault qui nous ont aidé dans nos recherches bibliographiques avec la plus grande obligeance.

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