OBSERVATION LXVI
Y..., juriste, examiné le 24 juillet 1889. Mère nerveuse,
migraineuse ; pas de cas de maladie de Thomsen dans sa
famille ; a remarqué sa maladie dès l'enfance : ila commencé à en souffrir sérieusement pendant son service militaire. Depuis ce temps, la maladie s’est beaucoup aggravée, mais le’ malade s'est exercé à la cacher par toutes sortes d'artifices : l'ennui, la fatigue augmentent le spasme ; par contre, une grande émotion, la colère, l'alcool le diminuent. Le visage, les mâchoires, la langue sont atteints, la langue se raidit dans la prononciation de certaines consonnes. L'hypertrophie musculaire, la médiocrité,de la force, les réactions mécaniques et électriques sont tout-à-fait typiques. On observe les contractions rhythmiques avec les courants galvaniques forts ; les réflexes sont normaux.