OBSERVATION XLV
X...,31 ans, juriste, examiné le 17 juillet 1889 ; famille noble nombreuse, fortement névropathique dans toutes ses branches. Son grand père maternel aurait peut-être eu la maladie de Thomsen. De ses trois frères, l'aîné a la maladie à un degré assez faibie ; le deuxième l’a eue à peu près au même degré que le patient ; il s'est suicidé. Le troisième est neurasthénique ; sa sœur est également atteinte à un faible degré. Début dès l'enfance ; aggravation depuis quelques années, nervosisme très marqué ; les autres systèmes sains Puissance amoindrie (onanisme de 18 à 22 ans). Myotonie plus marquée aux membres inférieurs, assez accentuée aux muscles masticateurs, à peine indiquée aux muscles de la face ; la langue et le larynx sont souvent très atteints. Influence marquée des émotions ; musculature bien développée, plutôt hypertrophiée,surtout à l'épaule et au bras; force médiocre, pupilles intactes ; sensibilité normale ; oreilles en pointe, léger degré d'hypospadias. Refléxe patellaire intense, mais seulement à la première percussion, puis la contraction parait s’affaiblir si l’on continue à percuter pour redevenir normale au bout de quelque temps. Réaction myotonique très nette ; contractions ondulatoires rhythmiques avec de forts courants galvaniques dans le vaste interne droit ; manquent à l’avant-bras.