‹ Étude sur la méningite tuberculeuse de l'adulteChapitre 13 sur 18 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Considérations d’anatomie pathologique.

Nous ne pouvons faire une description complète de l’anatomie pathologique de la méningite tuberculeuse. Ce serait sortir de notre sujet. D’ailleurs, sur beaucoup' de points, il nous serait impossible de ne pas redire ce qu’on trouve dans les livres classiques. Un tel travail, serait inutile autant que fastidieux. Pour ce qui concerne f le siège et la constitution des granulations dans lesl méninges, nous renvoyons à la description magistralej que le professeur Cornil en a tracée en 1868. On lai trouvera reproduite dans les livres classiques, en France! et à l’étranger, notamment dans l’ouvrage de Reind-i fleisch. Dès ce moment, M. Cornil faisait june remarque | d’un intérêt capital : c’est que ce n’était pas la formel granulation qui constituait le caractère du tubercule et que la prolifération des éléments de la pie-mère, comme celle qui se montrait dans les gaines lymphatiques sans affecter la forme cVun nodule^ était bien du tissu do granulation. C’était la démonstration histologique de l’infiltration tuberculeuse.

Nous laissons aussi de côté, n’ayant rien à dire sur ce point, l'épanchement ventriculaire, le ramollissement du corps calleux, de la voûte à trois piliers et du septum lucidum.

En ce qui concerne les lésions de la méningite spinale tuberculeuse, nous avons pu vérifier plusieurs fois l’exactitude de la description histologique de M.Liou ville.

Nos recherches ont porté surtout sur les formes de méningite en plaques que nous décrivons. Comme les paralysies de la méningite tuberculeuse ont été attribuées surtout à des foyers de ramollissement nécrobiotique siégeant presque exclusivement dans la région des corps opto- striés, nous avons examiné avec attention les cas dans lesquels ces portions de l’encéphale étaient parfaitement respectées. La paralysie dépendait alors uniquement d’une lésion corticale.

C’est l’étude histologique de ces altérations que nous avons en vue. A l’état frais, on voit que le processus inflammatoire caractérisé par la présence de la suppuration et l’adhérence des méninges à la substance corticale, ne s’étend que sur une portion limitée delà membrane. A ce niveau, les tubercules miliaires sont extrêmement confluents. Dans le reste de la pie-mère, ils sont au contraire en nombre relativement faible et constituent en ces points de la tuberculose méningée, plutôt que de la méningite tuberculeuse. Sous la plaque de méningite la substance corticale est ramollie, diffluente, a un aspect gélatiniforme et tremblottant. Les vaisseaux sont dilatés et les foyers de congestion se retrouvent assez profondément dans la substance blanche.

La pièce ayant été durcie montre^ à l’œil nu, sur une section faite bien perpendiculairement à la surface du lobule paracentral l’envahissement de la zone centrale par la phlegmasie méningée et la propagation du processus dans la substance médullaire. En effet, la coloration de la couche grise n’est pas la même dans tous les points revêtus par la pie-mère. Par places, où la lésion est plus légère, la couleur de l’écorce est moins foncée et se différencie nettement et brusquement de la substance blanche ; à côté, zone corticale et zone mé-

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