CHAPITRE VIII
Pronostic. Traitement.
La gravité du pronostic est suffisamment connue pour qu’il ne soit point utile d’insister. Cependant la terminaison n’est pas toujours fatale à un bref délai. Je rapporte quelques observations où il y a eu guérison par transformation fibreuse des tubercules; l’une relate l’histoire d’un homme qui succomba à 35 ans à une tuberculose aiguë; on reconnut à l’autopsie qu’il avait eu de la méningite tuberculeuse à l’âge de 7 ou 8 ans.
Dans d’autres cas où les symptômes semblaient caractéristiques jusqu’à s’accompagner de tuberculose cho* roïdienne, la disparition des accidents est survenue contre toute attente. Mais nous ne sommes pas en mesure de dire si la santé s’est maintenue pendant longtemps.
Le traitement rationnel consisterait dans la révulsion énergique et l’administration de l’iodure de potassium. Ce médicament paraît donner de bons résultats dans la tuberculisation des séreuses :
M. Daremberga fait connaître récemment à la, Société de Biologie un fait intéressant : la cessation subite de cris hydrencéphaliques sous l’influence d’une injection sous-cutanée de chloroforme. Il s’agissait d’un malade qui allait succomber à la méningite tuberculeuse et qui était plongé dans une torpeur profonde. Très fréquemment, il poussait un cri terrible qui s’entendait à plu-
sieurs centaines de mètres. Cette clameur inconsciente et automatique était vraisemblablement due à la contraction brusque et simultanée des muscles expirateurs et constricteurs glottiques. La disparition des cris était trop instantanée pour être attribuée à l'action du narcotique. Faut-il trouver là un exemple de dynamogénie, une modification à distance de certains nerfs par l’irritation des branches sensitives sous-cutanées ?