SAN AE NE
adveréaires de cette méthode qui tendent à la considérer éomme nouvelle, quesnous ne faisons qu’assister à la réhabilitation d’un très ancien procédé opératoire tombé dans l'oubli, puisque la première énucléation vaginale fut pratiquée par Amussat en 1880. et que Spencer Wells, le 12 janvier 1863, extirpait pour la première fois par voie abdominale un fibrome utérin.
En suivant les progrès de la chirurgie conservatrice parallèlement aux autres méthodes, nous verrons que le sillon tracé par elle est creusé de façon fort inégale. Voici quelques faits d'évolution que nous empruntons en partie à la thèse de Dartigues :
Dans une première phase antérieure à 1830, on n’opère pas les fibromes à évolution abdominale. Les femmes atteintes de fibromes sont incurables, meurent inéluctablementt de leur tumeur comme de nos jours la majorité des cancéreuses.
A la suite, d'erreurs de diagnostic toutefois, quelques chirurgiens se trouvent en présence d’un fibrome non prévu; ignorants la conduite à tenir, ils évitent d'y toucher et se hâtent de refermer le ventre.
Dans une deuxième phase quelques myomectomies abdominales isolées sont tentées avec ou sans succès. Granville, en 1837, échoue, mais Atlee et Lane sept ans plus tard pratiquent heureusement l’extirpation de fibromes sous-péritonéaux pédiculés. Ces opérations furent à l’époque considérées comme des coups d’audace et nous voyons ainsi que les toutes premières
tentatives sont dirigées contre les seuls fibromes et