‹ Étude sur la myomectomieChapitre 11 sur 40 · LAURE IDE ES · texte numérisé non relu

LAURE IDE ES

‘non contre l'utérus en même temps; à son origine donc,

la chirurgie des fibromes est essentiellement: conser-

vatrice, d'abord parce que timide et incertaine, ensuite parce qu'il ne paraît pas naturel au premier abord

d’extirper en même temps le néoplasme et l'organe tout.

entier qui le porte. 4 Pendant cette période qui s étend de 1837 à 1864,

les opérations vaginales conservatrices parallèlement

aux opérations abdominales se font une place plus dé-

cisive et plus déterminée : En effet, pour les fibromes

à évolution pelvienne ou vaginale l'accès par les voies

naturelles semble logiquement tout indiqué; pour les polypes, la question était simple, mais pour l’énucléation des fibromes, c'est Velpaux qui le premier,*en 1833 en eut l’idée. Amussat pratique en 1840 cette énucléa-

tion pure et simple. Son manuel opératoire consistait.

dans l’incision bi-latérale du col, l’abaissement de l’utérus, la section médiane du fibrome quand il était assez gros. Après l’extirpation, il soumettait la malade à Pirrigation vaginale continue. C’est ainsi que deux fibromes de 330 à 450 grammes furent enlevés par ce chirurgien. :

Lisiranc en 1843 préconisait cette opération pour des fibromes peu volumineux qu’il enlevait au doigt ou à l’aide d’une petite spatule. :

Boyer, Maisonneuve et Bérard les imitèrent.

Mais cette opération qui avait paru séduisante fut à cette époque de septicémies et de pyohémies la cause

de véritables désastres, les malades mouraient d’in-

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