TECHNIQUE
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Nous exposerons successivement quelques considérations sur les soins pré-opératoires et le choix de l’anesthésique : la technique de l’énucléation adbominale telle qu’elle est décrite actuellement et telle qu’elle a
été modifiée récemment (Docteur Raymond Petit);
la technique de l’énucléation vaginale.
Soins pré-opératoires.— [l faut prendre toutes les précautions d’asepsie usitées pour la laparotomie, et même plus minutieusement encore; en effet, les chances d’ouverture de la cavité utérine au cours de l’énucléation sont grandes; on fera donc précéder l’intervention d’injections vaginales quotidiennes pendant 3 semaines au moins, de façon à diminuer, dans la mesure du possible, l'infection intra-utérine existante; en cas de grosse métrite rebelle au traitement, la myomectomie est, bien entendue, contre-indiquée.
La dilatation préalable du canal cervical, en vue de faciliter le passage du drain, nous semble superflue; en effet, l’énucléation doit être avant tout une inter-
véntion bénigne, qui, comme nous le prouverons, peut
très bien présenter des suites normales, sans drainage
d'aucune sorte, Si l’opération est longue et mutilante
du fait du trop grand nombre de tumeurs à énucléer
et que les chances d'infection sont telles qu’un drainage
de la cavité utérine et du Douglas semblent nécessaires,
il paraît logique d’avoir plutôt recours, dans ce cas, l'hystérectomie. : :
On évitera d'opérer les fibromes chez les malades +onvalescentes de grippe, d’angine, ou de toute autre infection médicale qui favoriseraient, semble-t-il, la formation d’embolies. On étudiera avec soin l’appareil circulatoire des futures opérées. La coagulation du sang est-elle accélérée? Faisons précéder le traitement chirurgical d’une cure au citrate de soude: car il ne faut pas perdre de vue que l’intervention peut parfois se Lerminer par une hystérectomie. |
Il faut tenir grand compte des troubles urinaires, même minimes, accusés par les malades. Il faut faire doser l’urée et les chlorures dans les urines; et, en présence de chiffres anormalement bas, demander un dosage de l’urée sanguine, et, souvent même, la Con te d’Ambard.
L'étude systématique des fonctions urinaires est de la plus haute importance. Le Dr Chifoliau conseille de surseoir à l’opération en cas de chiffre d'urée sanguine dépassant 0 gr. 60, de mettre les malades au régime déchloruré ou lacté, et de n’intervenir que plusieurs jours, ou plusieurs semaines plus tard dans de meil-
leures conditions.
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En un mot,l'examen détaillé de tous les organes s'impose. Le cœur, les poumons seront soigneusement auscultés, et, au besoin, radiographiés. On prendra la tension artérielle. Tous ces renseignements tirés de l'examen clinique joints aux chiffres fournis par le laboratoire, vont nous être d’une grande utilité dans le
choix de l’anesthésique.
Anesthésie. —— Chez les malades un peu obèses et facilement dyspnéiques, on utilisera le chloroforme. Aux malades jeunes, sans passé et sans lésions pulmonaires, on donnera l’éther. La rachianesthésie donne des résultats trop incertains pour que l’on puisse la conseiller. Chez les malades âgées, affaiblies, hypotendues, qui ont un taux élevé d’urée dans le sang, des antécédents hépatiques ou rénaux, le protoxyde d’azote s'impose:
on à, ainsi, des suites anesthésiques parfaites.