‹ Étude sur la Neutralisation des Acides et des Bases par la Méthode des Conductibilités ÉlectriquesChapitre 5 sur 12 · C EL · texte numérisé non relu

C EL

DORE 0e 14,710 294,2 DOTE FEo Rs 6,002 300, I RES a ee 3,038 303,8 Dent todos de 1,940 308,0 FDOOb eee A0 0,626 DEO7 0) RO 66 00 os dv0c 0,317 917,0

La potasse et l'acide chlorhydrique conduisent bien l'électricité, même en solutions concentrées, et leur conductibilité moléculaire augmente peu avec la dilution.

La neutralisation de la potasse par l’acide chlorhydrique donne naissance au chlorure de potassium, dont voici les

conductibililés :

Chlorure de potassium.

(2 C. (nt HO pans ce HO 202 92,9 Et Ye DO CT Le 4,799 94,7 DOM RE 1,964 98,2 HNOE Moore : 1,000 100,0 200 AS Oe 0,511 102,2 ON DIRE Dot 0,211 105,5 LOOO ei 0,107 107,0

Voici maintenant les conductibilités des mélanges de

potasse el d'acide chlorhydrique :

Acide chlorhydrique. Potasse.

d'équiv. + d’équiv. Observé. Calculé.

0,2 0,8 1,266 0H 0,3 0,7 0 ,993 0,997 0,4 0,6 0,728 0,728 0,9 0, OO sel neutre.

Les liqueurs acides peuvent être regardées comme des mélanges d'acide et de sel neutre, c’est-à-dire de deux électrolytes du premier groupe; les liqueurs alcalines comme des mélanges de sel neutre et de potasse, c'està-dire encore de deux électrolytes du premier groupe. La courbe de neutralisation doit se composer théoriquement de deux lignes droites : la première, de y = 0 à y — 0,5, relative aux mélanges acides et déterminée par les con-

ductibilités de l’acide chlorhydrique à + d’équivalent et

d’équivalent; la seconde

du chlorure de potassium à US

de y — 0,5 à y — 1, relative aux mélanges alcalins et dé-

NEUTRALISATION DES ACIDES ET DES BASES. ii)

terminée par les conductibilités du chlorure de potassium

à 559 d’équivalent et de la potasse à + d’équivalent.

La courbe de neutralisation donnée par l'expérience (Jig. 3) offre en effet cet aspect général. Les conductibi-

-Z’chlorure de potassium

lités des mélanges acides viennent se placer exactement sur la droite qui passe par les points correspondant à l'acide et au sel neutre; ainsi qu'il résulte des chiffres donnés plus haut, il y a concordance entre les nombres observés et les nombres calculés. Les conductibilités des mélanges alcalins se placent toutes également sur une droite qui passe par le point correspondant à la potasse ; mais celte droite prolongée ne couperait pas la droite Y=0,ù au point correspondant au chlorure de potassium(æ—0,11),mais bien un peu plus près de Oy,en un point dont l’abscisse est x = 0,460. C’est au moyen de ce nombre et de celui qui représente la conductibilité de la potasse (1,800) qu'ont été calculés, dans le Tableau donné plus haut, les nombres relatifs aux mélanges alcalins. La droite qui répond aux mélanges acides s’infléchit done légèrement au voisinage de y — 0,5 pour rejoindre le point correspondant au chlorure de potassium.

En d’autres termes, si au sel neutre on ajoute un léger

excès de potasse, la conductibilité observée est un peu inférieure à la conductibilité calculée; mais un plus grand excès de potasse n’exerce plus d'action nouvelle.

J'ai déjà signalé antérieurement le fait pour tous les sels neutres des acides organiques que j'ai étudiés.

Cette irrégularité, dont la cause n’est pas complètement éclaircie, est, dans tous les cas, faible et ne change pas l'aspect général de la courbe de neutralisation ; seulement les deux portions de droite dont se compose celle-ci, au lieu de se couper directement sous un angle aigu, se raccordent par une portion légèrement courbe.

L'aspect général de la {g. 3 est caractéristique de la neutralisation d’un acide fort par une base forte.

Il. — Neutralisation de la potasse par l'acide acétique.

J'ai donné, dans un travail précédent, les nombres relatifs à la neutralisation de la potasse par l'acide acétique (1) : je les reproduis ci-dessous ; la température est de 15°.

Acide acétique.

o G: U TOO REP RET ET 0,1161 11,67 AD 008 modo nons 0,0808 16,16 D00 centrer 0,0504 25,20

HEBDO: a0 080 06 2 0,0350 35,00

L’acide acétique est un acide faible; sa conductibilité

moléculaire est faible et augmente très vite quand on le

dilue.

Acétate de potasse.

© C. me ODA mort 0,754 TO HÉDor a ec Do oc ioo 0,386 AND OO ES TTC 0,260 78,0 00e error 0,160 075 DOLOR PER ET ECC 0,0418 83,6

(*) Annales de Chimie et de Physique, 6 série, t. XXIIL; 1897.

Acide acétique Potasse

rs d'équiv. 5 d’équiv. Observé. Calculé.

m A nf 0,250 0,750 1,048 [1,051 07900 0,667 0,809 0,850 0,900 0,500 0,386 »

De même que dans la neutralisation de l'acide chlorhydrique, les conducubilités observées se confondent avec les conductibilités calculées pour les liqueurs acides; pour les liqueurs alcalines, on observe également un écart lors de l'addition du premier excès de potasse au sel neutre; mais la seconde addition de potasse n’a plus d'effet propre.

La courbe de neutralisation se compose (fig. 4) de

Fig. 4.

NN C5 te UC =)

1 re a L ei — 0 IRZ 3 Y& 5 6 7 8 9 10 11 13 13 18 15 16 17 18

deux parties : la première au-dessous de y — 0,5, relative aux mélanges acides. Ceux-ci peuvent être envisagés comme des mélanges d’acétate neutre et d'acide acétique, c’est-àdire d’un électrolyte du premier groupe et d’un électrolyte du second. Les conductibilités ne se placent plus sur une droite, mais sur une courbe qui tourne sa convexité

vers O y.

La deuxième partie est relative aux liqueurs alcalines, qui représentent des mélanges de sel neutre et de potasse, c’est-à-dire de deux électrolytes du premier groupe. Elle offre donc le même aspect que dans le cas précédent (acide chlorhydrique et potasse), soit une petite portion courbe, puis une droite qui passe par le point correspondant à la potasse. L'aspect de la {ig. 4 est caractéristique de la neutralisation d’un acide faible par une base forte.

UT. — Neutralisation de la potasse par le phénol.

L’addition du phénol augmente si peu la conductibilité de l’eau disullée que cet accroissement pourrait être attribué aux traces d’impuretés que contient le corps; en sorte que les solutions aqueuses du phénol ne paraissent pas devoir être regardées comme des électrolytes. Ce fait montre que la conductibilité électrique des acides ne saurait être prise, comme l’ont proposé certains chimistes, comme mesure absolue de l’affinité chimique. Les phénates, au contraire, ont une conductibilité voisine de celle des sels neutres; ce sont d’ailleurs des corps formés avec des dégagements de chaleur notables en dissolution même étendue et qui peuvent être isolés à l’état solide. De là l'intérêt des expériences suivantes.

Phénate de potasse.

(9 C. He Poopo ot co beonbec TO: 65,05 20 et ce ce : 3,400 68,00 BOeroro ae DO 0 bases 1,794 71,76 HD 00 0 9 000na 00 700 0,770 77,00 Onoovnorsooéenos 0,406 81,20 BOOT SAR PR NA 0,170 87,30

Potasse. Phénol. Observé. Calculé.

0,4 0,6 0,307 0,309 0,3 0,7 0,228 0,229 0,2 0,8 0,193 0,154 OT 0,9 0,080 0,078 0,0 1,0 0,003 »

D’après ces observations, le phénol donne, par sa neutralisation avec la potasse une combinaison stable, comparable à celle des sels neutres de potasse des acides proprement dits. En effet : 1° la conductibilité du phénate de potasse est du même ordre que celle des sels neutres proprement dits; 2° elle varie d’une manière normale dans ioute la série des dilutions étudiées; 3° enfin l’étude des mélanges montre que ni l'excès de potasse, ni l’excès de phénol n’ont d’action marquée sur le sel neutre. On ne trouve ici rien qui rappelle la recomposition progressive d’un corps en partie dissocié sous l'influence d’un excès croissant d’un de ses composants.

La courbe de neutralisation se compose (/ig. 5) de deux droites : l’une au-dessous de y = 0,5, relative aux mélanges avec excès de phénol; l’autre au-dessus de y == 0,5, relative aux mélanges avec excès de potasse.

Ces deux droites font entre elles un angle très obtus. Leurs directions prolongées se rencontreraient toutes deux sur la droite y = 0,5, en un même point ayant pour abscisse æ—0,380. Lephénate neutre, dont l’abscisse estæ=—0,412, devant se trouver sur la courbe, on voit que les deux

droites dont celle-ci est composée se raccordent au voisinage de > = 0,5 par une portion courbe.

Phénol

is à RE re, LS 0 12 3 # 5 6 7 8 9 101 12 13 14 15 I6 18

En résumé, les combinaisons formées par la potasse, base forte, avec l’acide chlorhydrique, l’acide acétique et le phénol se comportent comme de véritables sels, sur lesquels l’eau n’exerce pas d’action décomposante notable.

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