‹ Étude sur la part de la lumière dans les actions chimiquesChapitre 7 sur 14 · CULOR1TE DE SOUDE · texte numérisé non relu

CULOR1TE DE SOUDE

Des solutions de chlorite de soude furent préparées en recevant du gaz chloreux dans une solution de soude.

Quand on ajoute à cette solution de l’iodure de

potassium et de l'acide chlorhydrique pour acidifier nettement, de l’iode devient libre immédiatement, mais la quantité de chlorite décomposée est beaucoup plus grande si l’on attend quelques instants ayant de faire le dosage avec l’hyposulfitev en attendant suffisamment, la totalité du chlorite est.décomposée; on peut donc doser les chlorites par ce moyen. Quant aux chlorates beaucoup plus stables, j’ai constaté qu’ils ne sont décomposés que partiellement dans ces conditions. Il est donc possible de suivre par ce moyen les modifications d’une solution de chlorite de soude et de constater la transformation en chlorate, si ell£ se produit. Mais cette transformation est en réalité trèsrfaible; je dois même ajouter qu’un chlorite semble former plus difficilement un chlorate qu’un hypochlorite, ce qui tient probablement, à ce que dans le cas de l’hypochlorite,il y a un phénomène d’entraînement. Mais soupçonnant que la faiblesse de l’action chimique était due à la grande stabilité du chlorite de soude, ce sel demandant pour se décomposer une température de 25 o°; j’ai fait d’autres essais sur le chlorite de potasse, sel bien moins stable, puisqu’à la température de l’ébullition il se dédouble en un mélange de chlorate et de chlorure.

CHLORITE DE POTASSE

Les solutions de ce sel insolées à basse température, io° à i2°, se transformèrent lentement en

chlorate ; cet effet bien que très-lent à produire est obtenu bien plus rapidement que dans le cas du chlorite de soude ; les radiations qui agissent sont encore les radiations violettes et voisines.

Cette modification éprouvée par un. chlorite s’explique en admettant que la lumière qui frappe soit un hypochlorite, soit un mélange d’hypochlorite et de chlorite, agit d’abord sur le corps le plus instable c’est-à-dire sur l’hypochlorite, mais lorsque tout l’hypochlorite sera détruit, alors seulement l’action lumineuse dissociante s’exercera sur une partie du chlorite pour former du chlorate.

Je n’ai point cherché si la transformation du chlorite en chlorate pouvait être totale.

Quelques recherches entreprises sur des solutions de gaz chloreux ne m’ont pas donné de résultats assez positifs pour que je puisse les produire.

DOSAGE DES HYPOCHLORITES PAR LA SOLUTION ALCALINE d’aRSÉNITE DE POTASSE

De tout ce qui précède, il résulte évidemment que le procédé de Gay-Lussac, aussi bien que celui de Wagner ne sauraient servir à faire un dosage d’hypochlorite; mais les chlorites et les chlorates sont absolument sans action sur l’arsérfite de potasse en solution alcaline et ce corps étant oxydé uniquement par les hypochlorites donnera le chiffre du chlore des hypochlorites seuls. En un mot, le

seul bon procédé est le procédé Penot (i). Je ne l’ai point employé tel qu’il a été indiqué par Penot; j’ai trouvé beaucoup plus commode et aussi exact d’employer dans ces dosages un excès d’arsénite, que l’on mesure ensuite par l’iode, en prenant soin d’ajouter avant de verser l’iode un excès de carbonate d’ammoniaque •(2).

Cette méthode a indiqué que la destruction des hypochlorites est maxima dans le violet et les radiations voisines; elle est à peu près nulle dans le rouge en opérant en hiver, ou plus exactement elle est dans cette radiation ce qu’elle est dans l’obscurité.

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