‹ Etude sur la partie du texte hébreu de l'Ecclésiastique rćemment découverteChapitre 36 sur 49 · G « dans toutes les bouches » (49 bon pour nb Het S · texte numérisé non relu

G « dans toutes les bouches » (49 bon pour nb Het S

2. G& «il fut dirigé vers la pénitence du peuple » (Sy nawn bn 513). .:3. Ainsi H et S; G «qu'on lui montra sur le char des. chérubins >. (at nas Sy min sw). — 4. G x consolèrent »-(ang). © ©

ADO atimente que le texte hébreu, les fautes et corrections de scribes tardifs mises à part, n’est pas une traduction faite au moyen âge sur la version grecque ou syriaque, mais bien l'original écrit par Ben-Sira, ainsi que l’ont reconnu dès le premier moment les éditeurs du fragment trouvé. Nous avons donc une base solide pour continuer nos investigations sur les conséquences qu’il est permis d’en tirer relativement à la date de sa rédaction et à l’état de lareligion dans la Palestine contemporaine. La valeur d’une découverte littéraire est en raison directe avec les résultats littéraires et historiques qu’elle offre au point de vue de l’état du passé, parfois même du développement subséquent de:la nation afférente. Pour en revenir à notre sujet, on sait que l’Ecclésiastique, malgré son rejet final du canon biblique chez les Juifs, a joui assez longtemps d’un prestige tel qu’il n’a pas cessé d’influencer la littérature postérieure, depuis celle des livres nommés deutérocanoniques ou apocryphes dont nous ne possédons plus les originaux hébreux, jusqu'aux écrits des rabbins formant le grand recueil talmudique avec ceux des écoles qui en dépendent, Cette circonstance fait présumer que certains livres qui font actuellement partie du canon juif, dont l’âge relativement récent a été établi par une critique impartiale, n'ont pas pu échapper non plus à l'influence d’un ouvrage aussi répandu et hautement apprécié. Mais pour éviter toute contestation de priorité entre ces écrits bibliques et l’Ecclésiastique, il est indispensable de fixer avant tout la date exacte de ce dernier ouvrage. Pour y arriver avec des chances sérieuses de succès, on doit partir du moment où il est pour ainsi dire lancé dans le domaine public par la traduction grecque. Rien ne serait plus simple: si l’on était sûr que le traducteur qui est venu en Égypte en 132 avant notre ère était réellement le petit-fils de Ben-Sira, ainsi que la préface de la version grecque le semble indiquer. Le mot rérnos Qui désigne cette parenté signifie à la fois « grand-père et ancêtre » en général: à quelle interprétation faut-il s’arrêter?Un hasard particulier vientrenforcer l’hésitation., Ben-Sira parle avec éloges du grand prêtre Simon, fils d’Onias, comme d’un contemporain qu’il à eu souvent l’occasion d’observer et d’estimer. Or il existe deux grands prêtres nommés Simon et

UT) us

tous deux fils d’un nommé Onias, et Simon II ayant vécu entre 200 et 170, pourrait bien être le contemporain de l’auteur de l'Ecclésiastique si l’histoire connaissait le moindre acte distingué sur Son compte, tandis que Simon L°', dit Simon le Juste, qui a vécu aux environs de 290, est resté célèbre dans les annales juives. Dans un pareil état de choses, nous n’avons qu’un moyen de sortir d’embarras, c’est d'examiner si la nature

‘intime de la traduction grecque favorise le plus proche ou le

plus éloigné des intervalles qui séparent le traducteur de l’auteur. Plus cet intervalle est grand et plus l’écart entre la tra-

duction et l'original s’accuse en raison des corruptions subies

par les manuscrits et de la difficulté inhérente à l'interprétation d’un livre ancien, et spécialement d’un livre rédigé dans une langue savante comme l'était déjà l’hébreu depuis l’époque d'Esdras (Néhémie, xI1, 23-24). Notre investigation sera ardue et réclamera beaucoup de détails. Heureusement les

notes précédentes ont déjà déblayé le terrain, en grande:

partie du moins en ce qui concerne les déviations qui doivent être attribuées aux leçons différentes qui figuraient dans le manuscrit hébreu à la disposition du traducteur. Sans abandonner ce point, notre enquête aura donc spécialement pour objet de dégager les fautes de lecture et d'interprétation commises par le traducteur, soit à cause du mauvais état du manuscCrit, soil par suite de son manque de prudence et d’instruction dans la connaissance de la langue et de la littérature hébraïques. Le résultat de cette étude préalable nous conduira à celle des relations qui existent entre l’Ecclésiastique et les écrits bibliques, soit antérieurs soit postérieurs, et finalement au résultat général qui en ressort pour l’histoire littéraire et religieuse de cette époque.

Page 1