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La nécropsie fit voir une bronchectasie bilatérale et un empyème gauche. Le fragment de dent entouré d'un abcès fut découvert à deux centimètres de l'extrémité inférieure du lobe inférieur droit.
Abcès pulmonaire causé vraisemblablement par une dent. — Intervention. -— Guérison. —— (/edblom). — Femme N. F..., 39 ans, se présente à la clinique Mayo, le 8 juin 1918, pour toux persistante, expectoration purulente, hémoptysies rares. Elle rapporte le début de son mal à Août 1917, date à laquelle elle a subi des extractions dentaires sous anesthésie générale à l’éther. A été soignée pour pleurésie purulente. Thoracotomie en Septembre 1917. Drainage secondaire en Novembre 1917. La patiente tousse fréquemment durant l'examen ; expectoration rougeâtre fétide. Matité de la région axillaire gauche. Râles sous-crépitants. Pas de bacilles de Koch dans les crachats.
La radiographie montre une infiltration du lobe inférieur gauche. Le diagnostic d’abcès pulmonaire est porté. Ponction exploratrice interrompue par syncope. Six jours après, ouverture et drainage. Quitte la clinique deux semaines après. Guérison sans complications en quelques semaines. 6
Nous pourrions rapporter encore plusieurs observations semblables qui nous ont été communiquées par le DT Hedblom ; nous nous bornerons à les citer très résumées :
Homme, 45 ans. En Mai 1918 a subi plusieurs extractions. Consulte en Août pour toux, expectoration purulente. Abcès pulmonaire. Drainage. Guérison.
Obs. 281-586. — J. A. C., homme de 63 ans, victime d’un accident de rue, coup de pied de cheval sur la face. Fracture de plusieurs dents. Huit semaines après, guérison. Hémoptysie, vomique : purulente. Abcès pulmonaire diagnostiqué après examen radiographique. Ouverture, drainage, guérison.
Obs. 274-952. — Mme J. S.., 30 ans, a subi l'extraction de plusieurs dents sous anesthésie générale à l’éther. Dès son réveil, après l'opération, elle a commencé à tousser etsouffrir dansla région sternale. Vomissements et expectoration muqueuse et purulente.
Le 12 juin 1919, elle se présente à la clinique Mayo. Diagnostic : pleurésie purulente. On pense à un corps étranger probable mais on n’en a pas confirmation. Pas d'intervention. Le 15 Juin 1919, quinte violente et expectoration d’une dent. En août 1919, la toux a considérablement diminué.
Dents aspirées pendant amygdalectomie. —— Dent aspirée par un enfant au cours d’une amygdalectomie, chute dans bronche gauche. Suppuration endobronchique. Diagnostic précoce. Enlèvement par bronchoscopie supérieure. Guérison.
Chevalier-Jackson (Cas 1654).
Diagnostie porté de suppuration chronique suite d’amygdalectomie. L'examen radiographique montra qu'une dent temporaire était tombée dans la bronche droite au cours de l’intervention. Bronchoscopie supérieure, aspiration du pus, enlèvement du corps étranger. Guérison.
Chevalier-Jackson (Cas 1466).
Cas de sténose laryngée provoqué par enclavement d’une dent dans la région sous-glottique, dent échappée du davier d’un dentiste. Endoscopie, enlèvement, guérison.
Chevalier-Jackson (Cas 1300).
Suppuration due à la présence d'une dent temporaire aspirée au cours d’une amygdalectomie. Diagnostic précoce. Intervention rapide sous-brônchoscopie. Enlèvement du corps étranger. GuérisOn.
Gas 1530,
Dent aspirée au cours d’une amygdaleetomie. Intervention rapide : bronchoscopie, enlèvement de la dent, aspiration du pus et des mucosités, Ce cas montre la valeur prophylactique de ces Opérations précoces.
Chevalier-Jackson (Cas 1591).
Chute d'un fragment de dent dans le larynx. — Enlèvement facile. — Au cours de la préparation d’une dent pour une obturation, un fragment s’en détacha sous l’action de la fraise et fut projeté dans le pharynx.
On procéda à une radiographie qui permit la localisation du corps étranger et un laryngologiste l’enleva sans incident sous
anesthésie locale.
De FF. Paris.
Denis dans le sinus maxillaire. — I] arrive assez fréquemment que le sinus maxillaire soit accidentellement ouvert au cours d'extraction de prémolaires ou molaires supérieures sans qu'il y ait la moindre faute opératoire, contrairement au fait signalé par certains auteurs, quoique l’ouverture du sinus puisse se produire plus facilement par un traumatisme excessif ou une mauvaise application des instruments d'extraction, daviers ou élévateurs. C’est ainsi qu'on peut voir des dents ou racines passer dans le sinus, ce qui peut occasionner des accidents assez graves. Là, comme en matière d'accidents de déglutition ou d’aspiration de dents, dentiers ou objets semblables, nous pouvons dire avec le Dr Gérard Maurel : « beaucoup de ces accidents sont passés sous silence », sans quoi notre littérature professionnelle et les comptes rendus de nos sociétés scienti-
fiques seraient beaucoup plus riches d'observations qu'ils ne le sont.
Le professeur Palazzi, de Milan, a rappelé dans son ouvrage « Sui corpi estravei accidentali dell antro d'Highmore», plusieurs cas de pénétration de dents dans le sinus maxillaire et cite à ce propos des observations de Linard, Okada, Sternfield, Chavanne, de Besse, Tilley, Fronstein, Hennig, Cattlin, Range, Syme, Charezieux, Pietkiewicz. Son étude est intéressante, en particulier pour les stomatologistes et les rhinologistes. |
Le Dr Arlotta, de la clinique Arkôvy, à Budapest, pratiquant l'opération de Caldwell-Luc, sur un sujet atteint de sinusite maxillaire chronique, trouva une incisive dont la présence était due à l'intervention d’un dentiste ayant procédé à des extractions.
Dent dans le sinus maxillaire. — Femme de 48 ans, souffrant depuis dix ans de névralgies faciales. Traitement n'ayant donné aueun résultat. Une radiographie montra un empyème du sinus maxillaire causé par une racine de molaire enfoncée dans le sinus au cours d’une extraction antérieurement au début des accidents. Un curetage amena la cessation des douleurs.
Feldmann (1922).
Dent dans le sinus maxillaire. — Dent enfoncée dans le sinus au cours d’une tentative d'extraction. Pas de suites immédiates.
Infection sinusienne s’installe insidieusement et six mois après la malade consulte pour cacosmie matutinale. Ponetion sous le cornet inférieur positive.
Cure radicale par la méthode de Caldwell-Luc. Pas de suites notables.
D: À. Maurice, « Revue de Siomalologie », 1924.
Dent dans le sinus (observalion personnelle, 1925). — M. M... jeune chirurgien-dentiste remplaçant un confrère en province, au cours d’une extraction de molaire supérieure fait accidentellement , pénétrer une racine dans le sinus. Il prévient la patiente et essaie d'enlever la racine par voie alvéolaire, mais il n’y parvient pas. La malade mouche du pus quelque temps après et consulte un médecin qui l'envoie à un chirurgien. Celui-ci diagnostique une sinusite et pratique une cure radicale.
Ce cas est intéressant à signaler, car il à provoqué de la part de la patiente une action en responsabilité, actuellement en cours (décembre 1926), contre notre jeune confrère et le praticien qu'il remplaçait.
Dents ayant pénétré dans le sinus au cours d'avulsions dentaires. — À notre maître, le Dr G. Maurel, nous empruntons en les résumant les trois observations qui suivent
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Obs. I. — Au cours d’une extraction sous anesthésie locale par infiltration portant sur les racines de la dent de six ans supérieure droite, la racine palatine de la dent saine par le davier baïonnette a pénétré sans aucune violence dans le sinus. L'opérateur n’a pas tenté de manœuvre intempestive de recherche. La malade est vue 48 heures après par le Dr Maurel. Pas de douleurs vives, pas de tuméfaction de la joue ou du sillon vestibulaire.
Intervention : trépanation, enlèvement de la racine. Pas de suites. Autoplastie ultérieure.
Obs. II. — M. L..., 30 ans, a subi le 9 février 1922, une extraction sous anesthésie locale par infiltration, extraction qui a porté sur les racines de la première prémolaire supérieure droite. La
Racine de 2° prémolaire couchée horizontalement dans le sinus entre les racines de la dent de G ans.
La racine incluse dans le sinus (Radio ci-dessus) a été enlevée au cours de l'opération chirurgicale.
racine palatine enlevée à l’élévateur disparaît dans le sinus. Quelques jours après, légère tuméfaction de la joue droite. Suppuration.
Le 21 Février le Dr Maurel examine la malade. Une radio permet de confirmer la présence de la racine et de la localiser. Inter-
LD vention le 4 Mars, ouverture du sinus ; fongosité, pus, muqueuse épaissie. Curetage, enlèvement de la racine, constatation d’une ostéite raréfiante sur la paroi antéro-externe du sinus. Suture de la plaie le 11 mars. La malade, revue le 11 juin, est complètement guérie.
Obs. III. — M. R. C., 25 ans, a subi le 18 avril 1922, sous anesthésie locale, par infiltration, l'extraction des racines de la première molaire supérieure droite. Deux des racines ont été extraites normalement, la racine palatine qu’on à tenté d'enlever à l’élévateur a pénétré dans le sinus.
Avant l'intervention chirurgicale. La racine de la dent de 6 ans est nettement visible dans le sinus (Voir le texte).
Le malade est vu à Saint-Antoine le 3 mai, par G. Maurel. Ecoulement du pus par la narine droite, pas de tuméfaction, pas de douleurs. Sinusite maxillaire suppurée droite diagnostiquée.
L'examen radiographique précise la localisation de la racine au-dessus du plancher du sinus en avant des racines de la dent de douze ans, au-dessus de l’alvéole de la dent de six ans.
Intervention le 9 mai (Caldwel-Luc). Pas de suites notables. Malade revu guéri le 15 juin.
Dent dans le sinus. Sinusite. — Racine dentaire enfoncée dans le sinus au cours d’une extraction. Sinusite. Cure radicale.
(Vymola, 1926).
Nous avons, au cours de nos recherches, trouvé quelques observations de pénétration de dents ou racines dans la langue et le plancher buccal : nous ne les rapportons pas ici, car elles concernaient des traumatismes dont nous avons laissé l’étude en dehors de notre travail.