GENE
Dentier dans la trachée. — Femme de 42 ans aspire pendant le sommeil un dentier. Tirage, suffocation. Diagnostic au miroir. Arrêt dans la trachée. Enlèvement parlaryngoscopie directe.
. (Dr Guisez).
Dentier dans la bronche inférieure droite. — Diagnostic par Radioscopie. — Communiqué par M. le Docteur Maingot. — En 1915, M. C..., mobilisé, en traitement dans un hôpital à Paris, pour suites de blessures de guerre, va consulter M. le Docteur Maingot pour un examen radiographique des voies respiratoires et poumons, pour toux opiniâtre. A l'examen radioscopique, l’on ne découvre d’abord rien, puis le malade étant examiné dans la position oblique, M. Maingot trouve une ombre d’un corps étranger dans la région de la bronche inférieure droite. I1 demande à ce moment à son malade, s’il n’a pas été blessé et s’il n'aurait pas reçu un éclat d’obus ou un projectile quelconque dans la poitrine. Le malade répond négativement. Sur l'observation qui lui est faite qu'il y a sûrement quelque chose dans une de ses bronches, le malade s’écrie tout d’un coup : «C’est lui, c’est lui ».—« Qui lui ? »lui demande-ton, — « Mais, c'est lui, c’est lui », répond-il.
Après quelques demandes et explications, le malade signale que ce doit être son dentier qui se trouve dans une de ses bronches.
Quelques semaines avant, il a subi une intervention chirurgicale à la jambe, sous anesthésie générale et à son réveil il n’a plus retrouvé son dentier qu'il a eru perdu. Personne ne s’en est inquiété.
Le dentier fut retiré par trachéotomie et bronchoscopie inférieure. quelques jours après. Les suites de l'intervention furent normales.
Celte observation est intéressante du fait qu’on avait laissé au malade un dentier au cours d’une opération sous anesthésie générale ; que le diagnostic n'avait pas été fait el que le malade, qui consultait pour loux opiniâtre, se croyail alleint d’une affection pulmonaire ; enfin, que le diagnostic radioscopique à élé difficile.
Dentier séjournant deux mois dans une bronche droite. — Bronchoscopie. — Guérison. — Communiqué par le D' L. Dufourmentel. — Un homme de 50 ans avale une pièce de deux dents dont les crochets sont défectueux, au cours d’une quinte de toux. Il n’éprouve aucun symptôme douloureux ; on considère donc que la pièce a été avalée et évacuée- sans qu’on s’en aperçoive, par les voies naturelles.
Deux mois après, le malade est Collection L. Dufourmentel pris de quintes de toux. Pas de ba-
cilles dans les crachats. Un premier examen radiographique fut négatif ; un examen est fait par un autre radiographe en position