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Vojelles
(C 4-^ 4-- O (O Ci 4.-- 4^ 4.-
<o 'O 1.; co (o <no (NO (no (no
co ou (O O O -fc- (\0 Ci o o
Consonnes ||
syllabes, dans lesquelles la voyelle qui précède la consonne double est tonique ou atone.
Dans le parler de A la différence entre les deux séries de voyelle est bien claire Cf. stufa (fig. 226) et riffa (fìg. 227.)
Les seules exceptions sont dans dugento-aggettroo, et justement ici il faut tenir compte de Tinfluence de l'atone.
s t u f a r i ff a
Dans aggettivo (fìg. 228) il y a g g précédé d'une voyelle initiale, et elle est aussi brève que l'initiale atone de adden-
a gg e tt i v 0
tro, (fìg. 115) et plus brève que celle de appieno. L'u de dugento est une médiate atone et elle est brève comme le sont les autres atones. Babbo et slitta (fìg. 229) donne une bonne idée de l'action du redoublement sur la consonne et la voyelle.
Dans le parler de B il est diffìcile de rien préciser. 11 paraît ne pas avoir le sentiment de la durée pour les voyelles, ce qui est confìrmé par d'autres études que j'ai faites sur sa prononciation. Ses consonnes sont plutôt régulières.
Bien que C fasse peu de différence entre les deux classes de voyelles, la tendance à les distinguer est sensible,
et il ne mêle jamais les deux variétés comme le fait B. Dans deux combinaisons les voyelles ont la même durée, à savoir : stufa-riffa et nome-gemma. Dans les conson-
s l i tt a
nés S double se trouve plus brève que la consonne simple. D leur donnait la même durée, et pour les autres, la différence n est pas grande. Cela tient, comme dans appieno, addentro et aggettivo, à ce que la consonne précède la tonique au lieu de la suivre, et ainsi elle a moins de durée.
a vv 0 c a t o FIG. 230 A
La brièveté de l simple et double nous frappe dans cette prononciation. Dans l'italien l est toujours plutôt faible, et peut avoir une durée des plus courtes.
E distingue nettement les deux catégories de voyelles. 11 faut noter e atone de prebenda accompagné d'un a de durée anormale dans babbo. La relation des consonnes est toujours la même.
Dans le parler de F il y a toujours la même différence dans prebenda et babbo. Les consonnes sont régulières. Dans gnocchi o avant une consonne double est plutôt long et la consonne est abrégée. Gela est dû à Tarticulation paresseuse de ce sujet qui a été déjà constaté à propos de r (p. 90.)
Tableau 3
Moyennes
Extrêmes ||
Moyennes
Extrêmes
Moyennes
Extrêmes
Moyennes
Extrêmes
Moyennes
Voyelle tonique -|- con-
sonne sim-
Voyelle toni-
que + con-
sonne dou-
ble
18 il2
Consonne
Consonne
23il2
Voici une récapitulation plus sommaire du tableau qui précède. Pour le faire j'ai pris seulement les parxoytons; les atones aurait introduit un élément perturbatrice. Il y a toujours des variations, mais la tendance générale est très sensible.
Si Ton prend la moyenne des cinq parlers pour faire la comparaison, on trouve que pour les voyelles toniques devant une consonne double et pour les consonnes simples, les cinq sujets sont sensiblement d'accord. On pourrait dire que 17/100 est la moyenne de la première catégorie et le plus grand écart n'est que d'un centième et demi de
seconde. La durée moyenne des consonnes simples serait de 13/100 avec un écart maximum de 1/100. Dans
les consonnes doubles il y a un accord assez général, J^auf j^onr (\ Et i!o.-l à noler qiiusn prononcialion, comme celle de i> él.-iit la pl«s popul.iiri' des ciiirp 11 nva'.l toujours une (Giulniicê ItÌLMi iii:ìi-;| u'e à .•il)ro;;or les (:uMson;ies doubles.
Mais c'u>l (1.111- vovlIIo- t.>n: pios djs s\ llabes ouvertes (pi'on remar. jue deux classes. /> et C i)ronoiicenl ces voyelles bien plus coui tes que.l, et F, ce (pji sépare nettement des autres les deux prononciations populaires.
Les prononciations de A et de F sont les plus soignées de toutes. C'est le résultat des études qu'ils font tous les jours, et il est intéressant de voir ce soin se montrer princij)alement pour les voyelles des syllabes ouvertes.
L'étude des articulations a montré que pour les consonnes doubles l'articulation est unique ; cel e du souffle moiilre qu'il n'y a pas le moindre changement pendant l'occlusion ou pendant U souffle de la fricative. L'occlusion est prolong::e et plus intense, mais c'est tout.
Un autre changement qui se produit par l'influence du redoublement se manifeste dans des mots tels que abbellire, addentro (^g. 115), aggettivo (fig. 228), aggottare ei avvocato. Les vibrations laryngiennes s'arrêtent souvent pendant l'articulation des sonores doubles. Pour l'explication de ce fait je renvoie à la page 25.
En résumé: une étude de (30 mois prononcés par cinq pcrsoimes montre des relations constantes.
(a) une voyelle quelconque avant une consonne simple est bien plus longue que la même voyelle avant une consonne double.
(b) ce changement de position ne change pas sensiblement la qualité de la voyelle.
(c) une consonne double est une consonne longue, marquée dans les occlusives par la durée de l'occlusion, et dans les autres consonnes par la prolongation du son»
(d) en outre, elle est marquée par rocclusion plus prompte et plus ferme, et par l'explosion plus forte.
(e) souvent dans une dissyllabe, la consonne initiale est plus faible quand elle précède une consonne double.
(f) dans les occlusives sonores doubles il y a quelquefois une cessation des vibrations laryngiennes pendant l'occlusion.
Les syllabes fermées
Après avoir étudié la voyelle avant une consonne simple et une consonne double, il faut considérer celle qui est suivie de deux consonnes différentes. Quelques-unes de ces combinaisons de consonnes (et je ne parle pas, bien entendu, de plusieurs combinaisons dont se sert l'écriture pour indiquer un son simple, tels ch, gi, etc.), s'unissent très intimement à la voyelle qui suit pour commencer la syllabe d'après. Alors la voyelle précédente est dans une syllabe ouverte. Telles sont par exemple les deux liquides précédées de toute consonne, sauf m,n, r) devant ( ; s (impura.) suivie de n'importe quelle consonne. Dans ces cas, la voyelle aura la durée d'une tonique, ou d'une atone dans une syllabe ouverte.
Mais ils y a des consonnes qui ne s'unissent pas bien avec les autres, et qui s'attachent plutôt à la voyelle précédente, laquelle se trouve donc dans une syllabe fermée. Exemples de ce fait : m, n et r suivies d'autres consonnes, et une des combinaisons les plus communes en italien est n + consonne. Voici un tableau qui donne les durées moyennes et les écarts extrêmes en centièmes de seconde dans la combinaison voyelle ynédinle -|- n + consonne dans les mots suivants pris pour les cinq sujets, à savoir : senza, pranzo, prebenda, amanda, dicente, dugento, attentOy quinto, 7nomento, infante, fango.
Tableau 4
Voyelles. . . , Consonnes . .
En faisant la comparaison avec le tableau 3, on voit que les voyelles devant n + consonne ont une durée moyenne de 13,2/100, tandis que devant une consonne double elles en ont une de 17/100. Ce qui accuse une distinction encore plus grande entre la voyelle devant n et celle qui est dans une syllabe ouverte, dont la moyenne est de 23/100. La combinaison n + consonne à la moyenne de 32,7/100 et les consonnes doubles de 22,5/100. La durée de n et t simple est de I'2/IOO en moyenne pour chaque consonne, ce qui ferait pour les deux 24/100 contre 32,5/100 pour n + consonne. La plus grande partie de cette différence provient de n, qui prend une vraie valeur syllabique dans cette combinaison. Dans le mot prebenda, la voyelle tonique e n'a qu'une durée de 13/100, et plus de la moitié en est fortement nasalisée. Ici on peut bien apprécier le rôle qui jouent les nasales.
Ce qui est vrai de ce groupe est également vrai de m suivie de consonnes, et ces deux combinaisons renferment une partie considérable des syllabes fermées. Il y a aussi r+ consonne,maisjusqu'à présent je n'ai rien trouvé d'anormal pour r. La moyenne dans cette position est de 2 roulements, ce qui n'est pas excessif pour une r médiale quelconque.
On doit se garder de considérer l'occlusion de l'explosive qui suit ^, m ou n comme étant une prolongation de la première consonne, ce qu'on serait porté à faire, surtout
quand Texplosive est sonore et les vibrations laryngiennes
continuent toujours , comme dans rcii(j(), />/\-/?/:o, elc. 11 n'est pas sans iiilérôt de noter dans ci ltc cali^goi-ie que, n[)rèsla proloMgo'ion de n et pendant l'occlusion, les vibrations laryngiennes s'arrêtent quelquefois tout à B fait. Ce fait se trouve surtout dans ia prononciation de /> et et je cite prebenda (fìg. 231) comme un exemple.
Tableau li
rn
rr.
rst
Altro
Alfieri
Atlante
Voici trois mots étudiés dans les parlers de B, E, et F. Le premier mot altro renferme un liquide suivi d'une occlusive, la deuxième, a[/?e?'i, une liquide suivi d'une fricative, et le troisième atlante, une liquide précédé d'une occlusive.
Les voyelles initiales, tonique et atone, ne varient guère, mais il y a des variations constantes dans les consonnes. Le groupe tl montre comment l s'unit avec le t précédent. Pour B je me trouve dans Timpossibilité de donner la durée de l car ce dernier son n'est que l'explosion latérale de t, et ainsi aura une durée peu sensible, peut-être de 1/100 de seconde au plus.
Et pour les trois sujets tl se prononce avec la durée d'une
consonne simple plutôt qu'avec celle de- deux. Mais pour It ou //; / a sa durée habituelle, ou mémo un peu plus, ainsi que t ou f. D'où l'impossibilité de les placer dans la même syllabe. Mais je ne trouve pas non plus la durée excessive de / qu'on croit y voir souvent. Gomme exemples de ce prolongement on donne presque toujours un / suivi d'une occlusive. Ici on peut bien se tromper, comme je l'ai déjà montré, en considérant comme partie de / l'occlusion de la consonne suivante.
Bollk (fig. 532) montre ce fait très nellcmenl. por suite de l'occlusion sourde qui suit /. La dulée de celui-ci est inférieure à y/U~0. de secondi;.
N pnroit bien se prolonger et prendre une valeur syllabique, Q l l ^ ^insi que lu. Mais pour / et r
FIG. 232 B cette prolongation semble plus
douteuse.
Tableau ii N mouillée
Initial
Signor
Médial
|Tonique
Ce tableau donne les mesures moyennes de cinq mots
choisis dans chaque prononciation. 'J'ai donné signor à
part parce que le mot accuse des particularités qui en se
trouvant dans ce mot, indiquent une prononciation populaire, comparable à celle du français a monsieur ».
Dans la durée de n mouillée, A fait une différence selon la position du son. Comme initiale il a une durée moyenne de 22/100, et dans la position médiale 27/100. Tous les papiers donnent à n mouillée de signor, une durée qui ressemble plutôt à celle d'une initiale : dans le cas de A, elle est des plus courtes. Ce son précède la voyelle tonique, tous les autres la suivent.
Les voyelles varient de 10/iOO de signor (atone) à 16/100 (toniqiie\ et la moyenne de celles-ci est de 14, 5/lOO.Toutes les voyelles précèdent n mouillée.
La prononcialian incertaine de B, se manifeste bien dans la durée qu'il donnea Tinitiale, à savoir de 8/100 à 20/100 avec unemoyenne de 15/100. C'est à-dire, il a quelquefois une tendance à raccourcir l'occlusion de ce son, bien qu'il n'arrive pas à la prononciation de C. Gomme pour A, la consonne médiale a plutôt la durée d'uue initiale, car les médiates en général sont un peu plus longues que celles de A, avec une moyenne de 28/100.
La voyelle atone de signor n'a qu'une durée de 5/100 tandis qu'il y a accord entre les toniques à 14/100.
La plupart des initiales n'ont pas de durée sensible et comme n, ne sont qu'une explosion isolée. Le larynx entre en vibration avec le commencement de la voyelle. Toutefois il y en a une avec la durée de 4/100.
La médiale de maligno dure 20/100.
Les voyelles s'abrègent encore davantage ; i de signor n'a que 2/100, et les toniques 7/100.
La durée de l'articulation initiale est de 1 0/100 à 21/100 avec une moyenne de 17/100; celle de la médiale 24/100 dans trois cas, signor toujours exclu.
Les voyelles toniques ont une durée moyenne de 8/100, celle de i dans signor,
Les initiales ont toujours une longueur de 16/100, et les médiales de 24/100.
Les voyelles toniques se maintiennent à 12/100.
La comparaison de la durée de ces voyelles toniques avant n mouillée et dans une syllabe ouverte avec les toniques du Tableau 3 indique que la durée des premières est plutôt celle d'une voyelle tonique en syllabe fermée. Et dans le cas de C, E et F la durée est même inférieure.
Dans le tableau qui précède, j'ai donné la durée des consonnes pour que la comparaison entre signor et les autres médiales put se faire en montrant que n mouillée de signor se comportait plutôt comme les initiales.
Les durées d'un plus grand nombre de consonnes sont données dans le tableau général qui suit, et toutes accusent nettement le fait que la durée de n mouillée est celle d'une consonne double plutôt que d'une simple. Ce qui est appuyé par les données des voyelles.
La distinction apparaît bien dans les deux tracés de maligno (fìg. 212, 213). On remarquera la courte durée de la voyelle et la longueur de la consonne prononcée par A, tandisque le tracé du mot prononcé par moi indique que j'avais le sentiment de la voyelle dans une syllabe ouverte, et celui d'une consonne simple.
L mouillée
Je regrette que les tracés ne permettent pas une étude
semblabh pour ce son, surtout en ce qui concerne les voyelles- Mais il est assez évident que la durée de l mouillée médiate est celle de l double plutôt que d'une consonne simple.
Il semble donc que le sentiment des deux consonnes qui se sont unies pour former ces deux mouillées a toujours été inconsciemment conservé en s'affaiblissant un peu dans quelques cas.
Tableau 7
Kffet (le la eliii^e de la voyelle finale
Gan
a=:io
Del , , , ,
e IS
Quel . . .
e=ri
Signor. .
Dir
Giacer. .
Finir . . .
Morir. ..
Orror. . .
jProdur .
jMoyenne
La chute de la voyelle finale dans les mots ci-dessus, qui se produit assez souvent en italien amène en apparence , à un changement de la syllabation. La voyelle tonique, jusqu'ici dans une syllabe ouverte, se trouve dans une syllabe fermée par la consonne finale. Ceci n'amène pas le changement qu'on attendrait dans la durée. Au contraire dans les parlers de A E et F les voyelles sont plus longues que celles d'une syllabe ouverte, comme on verra par la comparaison avec le tableau ci-dessus. Pour B et C (toujours les prononciations populaires) la durée est inter-
médiaire entre celle des deux classes générales, mais on remarque que le sentiment de la durée est toujours conservé.
Tableau 8
Exfrênifs
Moy.
Med.ton.ouv
» » ferm
)) aton.ouv
)) » ferm
9 li3
Init. » ouv
8 li
10Il2
1 )) » ferm
Ti- LO
; Finales