‹ Étude sur la prédication de Basile-le-Grand, archevêque de CésaréeChapitre 5 sur 6 · THÈSES · texte numérisé non relu

THÈSES

I. Le paganisme, quelle qu’ait été d’ailleurs sa valeur que l’on a trop souvent et trop longtemps méconnue, était réduit à l'impuissance morale la plus complète, au moment où parut le christianisme : il était épuisé et ne renfermait pas les germes d’une régénération.

IE. Ceux qui regrettent l’état social et moral que le christianisme est venu renverser par la base montrent qu’ils n'ont qu'une connaissance superficielle de cet état, ou que, profondément égoïstes, ils se font de l’homme une idée bien peu relevée.

IL. Les principales objections que des esprits sérieux et sincères élèvent de nos jours contre le christianisme, au nom de la philanthropie, proviennent d’une connaissance insuffisante et d'une compréhension inexacte et malsaine de l’enseignement de Jésus.

IV. L'idée de la théopneustie dans les deux premiers siècles de l’Église est bien différente de celle qui a eu cours plus tard, et qui déjà présida à la fixation du Canon dans les conciles de Carthage (397 et 419).

V. L'idée de rétribution, dans l’Ancien Testament, n’est point liée à la notion d’une vie future.

VI. La base de la prédication des prophètes et de toutes leurs prophéties est la certitude que Dieu a fait alliance avec le peuple d'Israël et qu’il ne saurait jamais être infidèle à ses promesses.

VIE. Le livre d'Esther n’est pas un document historique.

VIT. Rejeter l'hétéronomie c’est ôter à la morale le earactère de l'absolu.

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