‹ Étude sur la probabilité des comètes hyperboliques et l'origine des comètesChapitre 53 sur 62 · STATISTIQUE DES ÉPOQUES DES DÉCOUVERTES DES COMÈTES · texte numérisé non relu

STATISTIQUE DES ÉPOQUES DES DÉCOUVERTES DES COMÈTES

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On voit que jusqu’à la fin du second groupe, c'est-à-dire jusqu'à l’année 1840, sur 162 comètes 73 ont été découvertes pendant la saison d'été (avril-septembre) et 89 pendant la saison d'hiver (octo-

(1) La plupart des observatoires étant situës dans l’hémisphère boréal.

bre-mars); au contraire depuis cette époque sur 162 comètes 92 ont été découvertes en été et 70 seulement en hiver. Remarquons qu'à partir de 1840, époque où les découvertes sont devenues plus nombreuses en été, la recherche des comètes a été poussée avec beaucoup plus d'activité qu'auparavant ; on trouve en effet dans notre catalogue 48 comètes découvertes pendant les quarante années 1801-1840, tandis que pendant les quarante années suivantes 1841-1880 on en trouve 115, nombre beaucoup plus considérable.

En résumé, tant qu'on a cherché les cométes à l'œil nu ou avec des instruments peu puissants, on en a découvert plus pendant la saison d'hiver que pendant la saison d'été; depuis que les recherches se font très assidûment et avec des instruments puissants, on en découvre plus pendant la saison d'été que pendant la saison d'hiver.

Cette différence entre les époques éloignées et les époques récentes s'explique facilement. Tant qu'on observait à l'œil nu ou avec depetits instruments permettant d'explorer rapidement le ciel, le fait qu’en hiver une plus grande partie de la sphère céleste nous est accessible à canse de la grande longueur des nuits, explique la prépondérance des découvertes dans cette saison. Mais depuis qu'on a commencé à se servir de chercheurs puissants la recherche des comètes en hiver a rencontré des difficultés, parce qu'avec ces instruments 1l faut plusieurs nuits pour explorer tout le ciel. Il en résulte que pendant l’hiver l'influence des fréquents jours de mauvais temps est plus grande, que la recherche assidue des comètes est plus pénible, que la buée qui pendant la nuit se dépose sur les verres est plus gênante si l’on se sert d'un chercheur puissant que si l'on observe à l'œil nu ou avec nn instrument de petites dimensions. Ces difficultés pratiques qui se rencontrent principalement en hiver pour les chercheurs puissants doivent compenser et au delà l'effet inverse de la longueur des nuits, et causer cette prépondérance des découvertes en été que nous constatons dans les temps récents.

Relation entre la longitude du périhélie et l’époque

du passage.

67.— Cette relation a été découverte par M. Holetschek, qui a démontré son existence dans deux mémoires (!): « Ueber die Richtungen der grossen Axen der Kometenbahnen » et « Ueber den scheinbaren Zusammenhang der heliocentrischen Perihellänge mit der Perthelzeit der Kometen. »

Les comètes que nous avons le plus de chance de découvrir sont celles qui à l’époque du passage au périhélie se trouvent dans le voisinage de la Terre, c'est-à-dire près de la ligne de jonction de la Terre et du Soleil. Si nous désignons par { la longitude héliocentrique (?) du périhélie, par L la longitude géocentrique du Soleil à l'époque du passage au périhélie, les comêtes que nous avons le plus de chance de découvrir sont donc celles qui remplissent à peu prés la condition

Toutefois pour les comètes à distances périhélies très petites les circonstances sont différentes, ces comêtes ne peuvent être vues que lorsque l’anomalie vraie est assez grande, si le périhélle se trouve entre la Terre et le Soleil elles passent derrière le Soleil après avoir passé au périhélie et ne peuvent pas être découvertes. Donc pour les comêtes à très petites distances périhélies la relation qui favorise les découvertes est

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