Locré. Ouvrage cite, tome VI. p
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peurs, lorsqu'ils verront que des promesses faites par
« le seatiment ne sont plus un jeu et qu’ils sont lenus
de tous les devoirs de la paternité envers les enfants
qu'ils auront signalés comme le fruit d’un engage- « ment contracté sous la double garantie de l’honneur « et de l’amour » (1).
Malheureusement la statistique est là qui vient démentir ces heureuses prophéties ; loin de devenir meilleures, les mœursse sont dépravées. Dix ans après la loi de Brumaire an XI, Maleville disait déjà « qu’il n’était pas constant que les filles soient devenues plus chastes » ; et cette parole n’est devenue que plus vraie après un siècle d'expérience.
C'est qu’en effet,nous dit M. Jacques Bertillon,« quand « une femme s’expose à avoir un enfant illégitime elle « n’a pas cette longue prévoyance que suppose un légis- « lateur rentier, bourgeois et de plus quinquagénaire. « Si elle réfléchissait si longuement, si elle prévoyait « les choses de siloin, quelque douce que la loi puisse « être pour elle, elle ne s’y exposerait pas. À ne con- « sulter que la raison, disait Chamfort, quelle femme « pour une épilepsie de quelques minutes se donnerait « une maladie d’une année entière ? Et que serait-ce « si elle réfléchissait à une existence entière de priva- « on et d’opprobre et au poids de ce fardeau terrible
« qui consiste à élever un homme de ses seules ressour