Fenel. Ouvrage cité. tome I. p
DU un
« ces qui le plus souvent lui suffisent à peine à elle- « même ? Sans doute, si elle v réfléchissait..…., mais «elle n’y réfléchit pas. Les réflexions viennent plus « tard » (1).
En admettant même que les conséquences funestes de leur faiblesse soient de nature à rendre les femmes plus fortes, et que suivant la comparaison de M. Zachariæ, leur vertu soit une citadelle dont il importe d'augmenter la force de résistance, il n’eût pas fallu, en même temps qu’on renforçait la défense, renforcer aussi l'attaque « en dispensant généreusement l’homme de toute réflexion désagréable » (2).
Aussi lenombre des unions illégitimes comme celui des enfants naturels n’a pas cessé de s’accroître depuis un siècle ; et si la prohibition de la recherche de la paternité n’est pas la cause unique de cette immortalité elle en a été certainement le facteur le plus puissant. Sans doute le développement considérable de l’industrie provoquant l'existence des grandes agglomérations ouvrières et le travail hors de la famille, sans doute la diffusion de certaines doctrines subversives et l’affaiblissement des idées religieuses sont venus relâcher les mœurs ; mais c’est alors que se faisait sentir plus
CF
que jamais, la nécessité d’une loi civile enrayant le
1. La statistique humaine de la France (p. 101). Jacques Bertillon.