‹ Étude sur la simplification de l'orthographeChapitre 28 sur 58 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

§257. On peut répéter à leur sujet ce qui a été dit des consonnes doubles : leur domaine est celui de l'incohérence absolue.

Tantôt elles sont conformes à l'étymologie, tantôt elles lui sont étrangères.

Parmi les muettes d'ordre étymologique, les unes sont des lettres qui n'ont pas cessé de persister depuis leur origine, les autres proviennent de restitutions opérées après coup.

Les muettes inétymologiques sont :

l» Soit des consonnes étymologiques qui ont subi des altérations plus ou moins profondes par le fait de l'évolution de la langue;

2^ Soit des vestiges d'une prononciation disparue;

3° Soit enfin des additions arbitraires et purement parasites.

§258. A ces contradictions de l'écriture s'ajoutent celles de la prononciation. Ainsi :

1» Certaines de ces finales ne se.font jamais entendre en liaison;

2o D'autres, au contraire, y sont toujoui^s senties;

3<> Un assez grand nombre ne le sont que d'une manière intermittente. On peut les classer en deux catégories :

a) Finales qui, muettes dans certains mots, font liaison dans d'autres;

b) Finales qui, toujours muettes à la fin de certains mots dans le langage courant, font liaison dans le langage relevé.

40 Enfin quelques-unes offrent une allure indécise; la prononciation en est mal fixée et varie au gré du caprice individuel : articulées en liaison par les uns, elles ne le sont point par les autres.

Voici des exemples de ces différents cas :

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