III. Le Canton du Valais
Avant 1798, ce Canton était une Confédération des Dizains du Haut, qui régnaient en maîtres sur le Bas- Valais. La révolution française fit disparaître cette domination, mais la Constitution du 12 mai 1815 rétablit un système fédératif et une inégalité criante entre les deux parties du Canton. Aux termes de cette Constitution, le Valais était divisé en treize Dizains, dont sept revenaient au Haut- Valais, qui n'avait que 32,000 âmes, et six seulement au Bas -Valais, malgré sa population de 43,000 hai^itants. Chaque Dizain était organisé d'une manière indépendante, et son Conseil envoyait quatre députés au Landrath,*®* de même qu'il votait sur les lois élaborées par ce dernier. Le pouvoir exécutif était entre les mains d'un Conseil d'Etat.
Cette Constitution fédérative ne pouvait être révisée que par une décision prise par le Landrath dans deux sessions consécutives et à la majorité des deux tiers de ses membres. Elle fut remplacée, le 1»' décembre 1844, par une Constitution qui fit du Valais un Etat unitaire, en proclamant la < souveraineté > du peuple et en supprimant toute participation des Dizains à l'exercice du pouvoir suprême.**^
**^ Les 3 Lignes (Btinde) existaient encore.
*^* Inutile de rappeler qu'en 1848 le Canton des Grisons a cessé d'être un Etat souverain et par conséquent un Etat fédératif. "S Cf. Snell II, p. 648—591.
*®* L'évêque de Sion envoyait aussi quatre délégués à cette assemblée. ^^^ Cf. Snell II, p. 815—878.