‹ Étude sur la sueur et la saliveChapitre 20 sur 27 · IL. — Métaux · texte numérisé non relu

IL. — Métaux

Plomb. — Ce métal peut être décelé en très faible quantité dans la salive et la sueur des saturnins. Le liseré plombique des gencives et l’imprégnation de la peau par les parcelles de métal sont des causes d'erreur difficiles à éviter.

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Chacun sait que la peau des saturnins noircit souvent sous l'influence des bains sulfureux ; on a cru y reconnaître la preuve d’une élimination cutanée; or, dans la sueur provoquée, nous n'avons jamais vu le sulfhydrate d’ammoniaque aéceler directement le plomb.

Quoi qu'ilen soit, les quantités éliminées ou entraînées mécaniquement, comme nous sommes tentés de le croire, sont toujours si faibles, que la salivation et la sudation ne doivent pas être cherchées dans le saturnisme comme méthodes thérapeutiques.

O8s. XLIT (Pouchet). — Il m'a été permis, à trois reprises, de constater la présence du plomb dans la salive des saturnins, à la période de paralysie des extenseurs et de tremblement. L'injection du chlorate de pilocarpine a provoqué chaque fois la sécrétion d’une quantité de salive variant de 100 à 150 cc. La quantité de plomb a été dans tous les cas trop faible pour qu'il soit possible de la doser. L’un des malades dont il est question avait abandonné le maniement des composés plombiques, depuis trois mois au moins, quand l'expérience a été faite.

O8s. XLIII (Spillmann). — V..., peintre, àgé de 30 ans, service de M, Parisot.

Premiers accidents saturnins il y a sept ans. Le malade,

pour troubles nerveux et coliques vives; liseré saturnin gingival.

6 juin. Injection de 0,02 nitr. pilocarpine.

On recueille 315 gr. de salive, dans laquelle M. Garnier, chef des travaux chimiques, décèle le plomb dans la quantité 0,00325 pour les 325 gr. de salive.

Les coliques ont été calmées par la pilocarpine.

Nous ne pensons pas que l'élimination d’une aussi faible quantité de plomb, à supposer qu'elle ne provienne pas

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du liseré, ait pu avoir quelque influence sur le soulagement obtenu. Chez les saturnins traités par la pilocarpine, nous n'avons observé aucune amélioration qui parût imputable à ce mode de traitement.

Ors. XLIV (personnelle). — Hôpital Tenon, service de M. Huchard, salle Saint-Augustin, n° 1, avril 1881.

Le malade, âgé de 35 ans, manie du plomb comme «zingueur » depuis l’âge de 15 ans. Il entre à l'hôpital pour coliques el dyspepsie; pas de paralysie ; liseré peu marqué.

Injection de 0,03 nitr. pilocarpine.

La salive et la sueur sont acidulées à l’acide azotique pur, filtrées, puis concentrées par évaporation au bain-marie.

Les réactifs du plomb (sulfhydr. ammon., sulfates alcalins, chlorures, iodure de k.) ne décèlent aucune trace de métal.

Gette recherche est répétée à plusieurs reprises les jours suivants, même résultat négatif.

O8s. XLV (personnelle). — Hôpital Tenon, salle Saint-Augustin, n° 15. Didier, 47 ans; entré le 26 février 1881.

Travaille à la fabrication du minium depuis 1876, mais a dû interrompre plusieurs fois pour des coliques.

Actuellement, cachexie saturnine, teint plombé. Amaigrissement. Dyspepsie. Trenblement. Troubles nerveux. Liseré gingival.

Mêmes recherches que dans l'expérience précédente ; elles sont répétées à plusieurs reprises avec résuliat négatif pour la salive et la sueur.

O8s. XLVI (personnelle). — Hôpital Tenon, salle Saint-Augustin, n° 1, service de M. Huchard, avril 1888.

Préparateur en couleurs chez un peintre en bâtiments, il manie depuis six rois la céruse et le minium.

Entre pour coliques saturnines. Liseré gingival très marqué. Tremblement. Parésie des extenseurs de la main droite.

L'examen direct, après concentration, pratiqué comme précédemment, ne décèle pas de plomb dans la sueur et la salive provoquées par la pilocarpine.

= Où —

O8s. XLVII (personnelle). — Hôpital Tenon, salle Saint-Augustin, n° 5. Service de M. Huchard.

Collas (Jean), émailleur, entré le 21 octobre 1881.

Cet hornme travaille dans le plomb comme émailleur depuis cinq ans; son travail a été régulier et continu. Il manie la céruse et le iminium.

Il a fréquemment souffert de coliques salurnines. Cessation de travail depuis six mois. Entre avec accidents nerveux : torpeur intellectuelle, amblyopie, céphalalgie, hémianesthésie droite. Polyurie, 4 à 5 litres par jour; pas d’albumine, ni sucre.

Liseré gingival.

Je pratique un jour deux injections de prlocarpine, chacunc de 0,02 ; l’unele matin, l’autre le soir. Le lendemain, troisième injection. Je réunis d’une part les salives recueillies, et, d'autre part, les sueurs.

Salive. Le total est d’un demi-litre. Evaporé à sec après flltration. Calcination du résidu au creuset de platine avec un peu de carbonate de soude et de nitrate de potasse purs. Le résidu est repris par l'acide azotique étendu, filtré, neutralisé. Je recherche le plomb dans la liqueur filtrée, limpide et réduite au vingtième du volume primitif.

Le sulfhydrate d'ammoniaque et le sulfate de soude décèlent des traces de plomb. Rien par les autres réactifs.

Sueur. Le total est de 60 cent. cub. Le liquide est évaporé à sec avec de l'acide chlorhydrique et du chlorate de potasse; le résidu est repris par l’eau distillée bouillante, filtré à chaud et neutralisé par un peu de carbonate de potasse.

Le sulfhydrate d'ammoniaque et l'acide sulfurique décèlent également des traces de plomb. Rien par les autres réactifs.

Ogs. XLVIII (personnelle). — Hôpital Tenon. Salle Saint- Augustin, n° 15, novembre 1881.

Il s'agit d’un homme de 55 ans, qui dessoude sur le feu les boîtes de conserves et s'intoxique par les vapeurs plombifères. Il entre à l'hôpital avec des coliques saturnines et un liseré gingival.

Je pratique plusieurs injections de pilocarpine et, comme

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dans l'expérience précédente, je réunis les salives et les sueurs obtenues.

La somme des salives forme un demi litre; celle des sueurs 80 cent. cubes.

Chacun de ces liquides est évaporé à sec en présence d'acide chlorhydrique et de chlorate de potasse. Le résidu est repris par l’eau distillée bouillante et filtré à chaud, puis neutralisé.

L'acide sulfurique, le sulfhyärate d’'ammoniaque décèlent d£ faibles traces de plomb, un peu plus grandes dans la sueur que dans la salive.

La présence de traces de plomb dans la salive et la sueur des saturnins nous paraît due à l’imprégnation buccale et cutanée bien plutôt qu'au passage du plomb dans la sueur et la salive. La difficulté que présente l’élimination des métaux lourds par ces voies et le peu de solubilité de la plupart des composés plombiques justifient ces réserves. Nous avons eu soin cependant de bien laver les membres sur lesquels nous avons recueilli la sueur, et de rincer la bouche à plusieurs reprises ; mais l’imprégnation peut être assez profonde pour résister aux lavages et céder quelques parcelles aux liquides venant de la profondeur. Toutefois, nos malades prenaient tous de l’iodure de po tassium, et l’on sait que l’injection de ce sel peut faire apparaître dans l’urine des saturnins de faibles quantités de plomb (Melsens, Rabuteau).

En serait-il de même pour la sueur et la salive ? L’expérience de CI. Bernard relative au fer qui peut être décelé dans la salive, lorsqu'il est associé à l’iode, alors qu'il n’y passe pas habituellement, offre une analogie intéressante à constater.

Villemin cite des cas de salivations observées à la suite de Pemploi de composés plombiques qui paraissaient exempts de mercure. |

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Mercure. — Chacun sait que l’intoxication mercurielle produit une salivation abondante.

Pour les uns, elle se rattacherait à l’élimination du mercure par la salive ; pour d’autres, elle serait due simplement au mauvais état de la bouche et des dents, à une action spéciale du mercure sur les organes glandulaires ou à la réunion de ces divers facteurs.

Bien que la plupart des auteurs admettent lélimination du mercure par la salive, on ne l’y à point toujours constaté, même dans le cas de salivation mercurielle.

Gmelin a trouvé des traces de mercure dans la salive de syphilitiques traités par les frictions.

Rosbach dit que le mercure s’élimine par toutes les sécrétions et qu'il passe rapidement et en grande abondance dans la salive.

Byasson ayant pris 0.02 de bichlorure de mercure, à examiné les urines, la salive rejetée et conservée, la sueur étudiée directement par l'application de piles de Smithson sur la région lombaire. Il a reconnu le passage du mercure dans les urines au bout de deux heures ; dans la salive, quatre heures après l'ingestion ; il n’a pas pu en déceler dans la sueur.

Gorup-Besanez a trouvé du mercure dans la salive après l'usage des mercuriaux et chez les malades atteints de cachexie mercurielle.

L’altération que présentent les bijoux en or, portés par les personnes soumises au traitement mercuriel, la coloration de la peau que l’on observe parfois à la suite de bains de vapeurs chez les sujets atteints de tremblement mercuriel sont en faveur de l’élimination cutanée.

Salmeron, de Manchester, a observé chez un homme qui avait été soumis à un traitement mercuriel énergique, et deux mois après la cessation du traitement, l’élimina-

tion sur la région sternale, de petits globules de mercure reconnaissables à l’œil nu et dont l’exhalation dura pendant trois semaines ; il n’eut pas de salivation.

Bergeron et Lemattre ont pu constater le passage du mercure dans la sueur.

OBs. XLIX (Bergeron et Lemattre). — Hôpital Saint-Louis, 1863. Syphilis. Traitement par l’iodure de mercure.

Fumigation à 60°. Sueur recueillie, 40 gr.

Les réactions suivantes décèlent le mercure dans la sueur, probablement à l’état de bichlorure :

Précipitation du mercure sur une lame de cuivre.

Précipité rouge par l’iodure de potassium.

Pas d'iode dans la sueur ; la salive et l'urine renferment de Piode.

Os. L (Bergeron et Lemaitre).— Hôpital Saint-Louis, 1863. Psoriasis. Traitement par le bichlorure de mercure (pilules de Zundi, six pilules par jour).

Fumigation. On recueille 60 gr. de sueur qui est filtrée, évaporée au tiers; on y reconnaît le mercure par les mêmes réactions que dans l'expérience précédente. ;

L'urine renferme également une faible quantité de mercure.

L'expérience est répétée deux jours après avec le même résultat.

Nous avons recherché le mercure dans la salive pro-

voquée par la pilocarpine de trois malades soumis à des traitements différents, et dans la sueur de l’un d'eux.

Os. LI (personnelle). — Hôpital Saint-Antoine, salle Barth, ne 17, service de M. Dieulafoy.

Cr. (Joséphine), 27 ans, marchande, entrée le 20 octobre.

Syphilis. Exostose du tihia.

Frictions de 4 gr. onguent mercuriel faite le matin à 8h. ; polion avec un gr. d’iodure de potassium,

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Injection de 0,02%de nitrate de pilocarpine le 11 novembre, à 10 heures du matin,

La salive brute est évaporée à sec avec acide chlorhydrique et chlorate de potasse. Le résidu est repris par l’eau. On cherche le mercure dans le liquide filtré par électrolyse, lame d'or au pôle négatif.

Une autre portion de la salive est acidulée, filtrée, puis traitée directement par l'électrolyse.

Dans les deux cas, la lame d’or ne présente aucune trace d'amalgamation. Chauffée dans un tube infusible coudé,. fermé par un bout, et dans lequel on à introduit un fragment d’iode,

elle ne dégage aucune buée d'iodure rouge. Donc, pas trace de mercure.

Ogs. LIT (personnelle).— Hôpital Saint-Antoine, salle Barth, n° 18.

M... (Joséphine), 19 ans, domestique, entrée le 18 octobre.

Syphilis secondaire : scrofule ; syphilides papulo-squameuses et ulcéro-crustacées. |

Pilules d’iodure de mercure. Une pilule de 0,05 est prise tous les soirs à 6 heures.

11 novembre. [njection de 0,02 de nitrate de pilocarpine. Même procédé que dans l’observation précédente.

La lame d’or est légèrement dépolie après destruction par le chlorate de potasse. Chauffée dans le tube avec le fragment d'iode, elle sublime une légère traînée d’iodure rouge.

Donc, traces de mercure.

Ogs. LIIT (personnelle). — Hôpital Saint-Antoine, salle Andral, n° 37.

Homme de 35 ans. Syphilis secondaire.

Le malade prend tous les matins à 7 heures, dans une tasse de lait, une cuillerée à bouche de liqueur de Van Swieten, soit 0,02 sublimé.

21 octobre. Injection de 0,02 nitrate de pilocarpine à 8 h. après-midi. Salive 200 cc.

Même technique que dans les observations précédentes. Pas de mercure par électrolyse directe, ni après destruction chlorée.

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Le 28. Injection de 0,02 nitrate de pilocarpine à 10 heures du matin. Salive 170 cc. \

Même technique. Pas de mercure.

25 novembre. Depuis quelques jours, le malade se plaint de stomatite, Léger gonflement des gencives, quelques ulcérations aphteuses; salivation à peu près nulle.

Injection de 0,02 nitrate de pilocarpine à 10 h. du matin.

Salive, 250 cc. Même technique. Présence évidente du mercure. Amalgamation de la lame d’or qui, chauffée dans le tube avec le fragment d’iode, sublime une buée d'iodure rouge.

Sueur. 50 cc. Acidulée et traitée directement par la pile de Smithson.

La lame d’or est très légèrement amalgamée et sublime dans le tube une fine traînée d’iodure rouge.

Le même liquide dans lequel a agi la pile de Smithson est soumis à la destruction chlorée afin de savoir s’il reste du mercure dans les lamelles épithéliales, puis à l’électrolyse. Résultat négatif.

Cette observation offre à signaler la coïncidence de l'apparition du mercure dans la salive avec les phéno mènes de stomatite.

Relativement au mode d'élimination du mercure par la salive, la plupart des auteurs pensent qu’il est dissous dans le liquide sécrété, soit à l’état de chlorure double, soit en combinaison albumineuse; pour d’autres, il serait entraîné à l'état métallique par les lamelles épithéliales (Kühne).

Fer. — On sait que ce métal s’élimine surtout par la bile avec laquelle il passe dans les fèces à l’état de sulfure et en très petite quantité seulement par les urines. Il n'apparait que très difficilement dans la salive et la sueur.

D'après Claude Bernard, le lactate de fer injecté dans

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les veines d’un chien ou introduit dans son estomac par fistule ne passe pas dans la salive, Mais le fer pourrait y être entrainé en combinaison avec l’iode qui s’élimine si facilement par la salive, soit quand on injecte directement dans le sang à l’état d’iodure, soit quand on fait ingérer à la fois à l'animal du lactate de fer et de l’iodure de potassium. Maïs si, au lieu d'introduire isolément où simultanément les deux subtances dans l’estomac, on les injecte dans le sang, les mêmes phénomènes ne se montrent plus ; l’iode apparaît seul dans la salive.

CI. Bernard a constaté également chez le chien, que le ferrocyanure de potassium injecté même en grande quanüité dans les veines, ne passe pas dans la salive ; mais, si au moyen d’une injection plus directe faite daus la carotide primitive, on crée une sorte de pléthore locale dans l’atmosphère de la glande, le ferrocyanure apparaît dans la sécrétion. Il faut remarquer à ce propos qu’on peut triompber du défaut d’affinité des glandes pour certaines substances, en leur créant des conditions particulièces d’élimination.

La salive normale renfermerait quelques traces de fer. Sur 100 grammes de cendres de salive, Wright et Enderlin ont trouvé 5 gr. 509 de principes insolubles dans l’eau, constitués surtout par un mélange de carbonates et de phosphates terreux unis à une très faible quantité de phosphate de fer.

D’après Bettel, le fer ne passe pas dans la salive.

Dans la sueur normale, la présence du fer à été signalée par Anselmimo et Heberger. Viale et Lantini ont trouvé dans la sueur sécrétée pendant un jour sous l’in= fluence d’une chaleur extrême, 0.051 de fer,

Dans un cas de cyanhydrose, Kollmann a trouvé du phosphate de fer.

Nous avons vu que Bergeron et Lemattre n’ont pas constaté le passage du fer dans la sueur de malades qui prenaient de l’arséniate de fer, tandis que l’arsenic appa-

raissait dans la sueur.

Nous avons essayé, s’il était possible, en élevant les

doses d’un sel de fer facilement assimilable, tel que le protochlorure, de constater la présence du fer dans la salive et la sueur provoquées par la pilocarpine. Le résultat a été négatif.

O8s. LIV (personnelle) — Nous faisons prendre à un homme de bonne volonté et bien constitué, des pilules de protochlorure de fer de Rabuteau contenant chacune 0,25 de sel, à Savoir :

29 décembre 1883. Deux pilules à onze heures ; deux à une heure ; deux à six heures.

Le 30. Deux pilules à huit heures; trois à onze heures; deux à une heure ; deux à trois heures.

L’injection de pilocarpiae est faite le 30, à quatre heures.

La sueur et la salive soumises directemeot aux réacifs du fer (ferrocyanure, ferricyanure et sulfocyanure de potassium) ne decèlent aucune trace de ce métal.

Os. LV (personnelle). — Nous ingérons, le 12 janvier 1884, dans le courant de la journée, douze pilules de protochlorure de fer, une environ toutes les heures et demie, à partir de sept heures du matin, soit 0.30 gr. de protochlorure de fer en quinze heures. Aucune intolérance, pas de dyspepsie.

Le, soir à onze heures, nous nous pratiquons une injection de 0,02 de nitrate de pilocarpine. Nous recueillons avec notre manchon 40 cc. de sueur et 450 cc. de salive.

Une petite portion de chacun de ces liquides est examinée directement par les réactifs du fer et ne présente aucune trace de métal.

Le reste est évaporé à sec avec du chlorate de potasse pur et de l’acide chloraydrique bien exempt de fer et re distillé avant

l'usage. Le résidu, repris par l’eau distillée et filtrée, ne présente aucune trace de fer dans la salive comme dans la sueur.

Métaux alcalins. — La potasse et la soude existent normalement dans la salive et la sueur comme dans toutes les sécrétions. D’après Salkowsky, la salive aurait une affinité particulière pour les sels de potasse; on sait la facilité avec laquelle le chlorate de potasse s’élimine par cette voie. La sueur devient alcaline après un traitement par les eaux minérales alcalines (CI, Bernard).

Les sels ammoniacaux ingérés passent dans la sueur et la salive (Spring). L'acétate d’ammoniaque est souvent prescrit dans les fièvres éruptives avec l'idée que son élimination par la peau favorisera l’érnption. Le carbonate d’ammoniaque à été signalé, comme nous l’avons vu, dans les sueurs morbides alcalines et parait provenir de l’hydratation de l’urée.

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